Il arrive que nous nous sentions otages de notre propre corps. C’est presque comme si nous étions contraints par une force qui nous oblige à agir d’une certaine manière, à perpétuer une mauvaise habitude ou à agir contre nos propres principes.

Cependant nous pouvons vivre une évasion quotidienne. Lorsque nous sentons que notre corps nous impose une limitation ne nous permettant pas de nous libérer de ses désirs (pensez nourriture, argent, pouvoir, etc.), il y a une prière spéciale qui peut nous aider. Quand un Juif récite consciemment la prière du Chéma, il dit : « D.ieu est notre D.ieu, D.ieu est Un. » Lorsque nous désirons le Divin, Il devient « nôtre », pour ainsi dire.

Lorsque nous « possédons » D.ieu – lorsque nous puisons des forces dans le fait qu’Il est notre D.ieu –, cela permet à notre âme divine de se libérer des désirs et des compulsions du corps. C’est miraculeux et similaire à la Sortie d’Égypte du peuple juif.

Le mot hébreu pour désigner l’Égypte est Mitsraïm, qui partage la racine du mot hébreu metsar, ou « limitation ». La « grande évasion » d’Égypte ne s’est pas produite une seule fois pour notre peuple il y a des milliers d’années, mais continue de se produire quotidiennement dans notre vie lorsque nous récitons le Chéma et que nous sommes affranchis de nos « Égyptes » personnelles. C’est la raison pour laquelle nos sages ont institué, directement après le Chéma, que nous évoquions la Sortie d’Égypte : pour nous rappeler que cette prière est la clé de notre liberté personnelle.

Comment ne pas aimer D.ieu pour nous avoir donné cette opportunité ?

Un petit bout de Tanya : L’histoire de la Sortie d’Égypte peut être mon histoire quotidienne lorsque je me concentre sur le sens de la prière du Chéma.

(Inspiré du chapitre 47 du Tanya)