Tetsavé-Zakhor
De Moïse à Machia’h
Chers amis,
Ce vendredi sera le 7 Adar, qui marque à la fois l’anniversaire de la naissance et de la disparition de Moïse. À son sujet, le Midrash enseigne : « Moïse fut le premier libérateur et il sera le dernier libérateur ». Pourtant, il est clair que le Machia’h sera issu de la lignée du roi David, de la tribu de Judah, tandis que Moïse appartenait à la tribu de Lévi. Comment concilier ces deux visions apparemment contradictoires ?
La réponse réside dans la dimension profonde de la mission de Moïse : sa vie fut entièrement consacrée à l’étude et à l’enseignement de la Torah. Il était si étroitement lié à la Parole divine que son nom même évoque l’idée d’élévation spirituelle par la connaissance et la pratique. Or, de manière similaire, la nature première du Machia’h sera, elle aussi, indissociable de la Torah. Selon Maïmonide, la première qualité qui le définit, juste après le fait d’être descendant de David, est qu’il « se consacrera à l’étude de la Torah de manière approfondie ». Cela souligne l’importance de la connaissance spirituelle comme moteur principal des transformations qu’il apportera au monde.
Car, en réalité, toute rédemption véritable naît de la manière dont nous appliquons la volonté divine dans notre vie quotidienne. La Torah agit comme un guide, éclairant la voie pour faire de ce monde un espace où la présence de D.ieu se révèle dans chaque aspect de l’existence. Plus nous nous imprégnons de cet enseignement, plus nous convertissons la matière – notre environnement, nos rapports humains et nos activités – en un reflet de la lumière divine. Ainsi, la rédemption ne se limite pas à un événement spectaculaire ou miraculeux ; elle est un processus qui prend racine dans l’élan collectif d’étudier et de transmettre la Torah, tout en s’efforçant de la vivre au jour le jour.
Le Machia’h n’agira pas uniquement comme un guide politique ou un libérateur militaire. Il sera avant tout un enseignant, un maître dont la parole sera le levier qui soulèvera le monde vers son accomplissement ultime. Cette vision s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Moïse : de même qu’il a conduit les Enfants d’Israël à la liberté en leur faisant découvrir et accepter la Torah, le Machia’h les élèvera à la rédemption finale en leur dévoilant une dimension plus profonde de la Sagesse divine. Tous les bouleversements planétaires qu’il déclenchera découleront de ce renouveau spirituel.
Ainsi, affirmer que « Moïse fut le premier et sera aussi le dernier libérateur » revient à souligner que la puissance libératrice provient avant tout de la Torah. L’héritage de Moïse, c’est la révélation de la Parole divine qui ne cesse de nous animer. Et c’est précisément cette Parole, transmise de génération en génération, qui sera le catalyseur de notre rédemption finale. En fin de compte, l’avènement du Machia’h incarne la continuité d’un même souffle spirituel : celui qui, depuis Moïse, unit le peuple juif autour de la Torah, source et aboutissement de toute libération authentique.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
La fonction du Grand Prêtre s’est perpétuée au fil de l’histoire, depuis Aaron dans les temps anciens jusqu’à la destruction du Second Temple.
En 1984, le Rabbi a instauré l'étude quotidienne du Rambam. Cette étude englobe à la fois toute la Torah et tout le peuple juif, révélant ainsi leur unité intrinsèque.
Le changement s’opère lorsque les administrateurs, les éducateurs et les parents travaillent en coopération, prenant des mesures progressives et modestes, avec une démarche méthodique visant la réussite.
Bien que les autorités halakhiques s’accordent à dire que l’électricité en soi n’est pas considérée comme du feu, il est néanmoins unanimement admis que l’on ne peut pas faire fonctionner d’appareils électriques pendant Chabbat. Cette interdiction repose sur plusieurs raisons…
Deux frères, quatre fils, huit vêtements sacerdotaux, douze gemmes, un autel d’or – et la signification de tout cela d’après les sages et les mystiques depuis Moïse jusqu’à nos jours
La parachat Tétsavé s’achève sur les instructions relatives à la construction de l’autel en or sur lequel l’encens devait être brûlé dans le Sanctuaire. Quelle est donc l’application contemporaine de ce passage?
Une haine fondamentale ne découle d’aucune raison quelle qu’elle soit, et elle ne prend pas fin non plus lorsque celui qui hait reconnaît et est rationnellement conscient des vertus de celui qu’il hait.