Au cours de ses 44 années de direction, il ne prit pas une seule fois de vacances, ni de jours de congé ou de maladie. Ce n’est ni une exagération ni une légende, mais un fait avéré.
Dans son amour pour tous les Juifs, le Rabbi ne faisait pas de distinction entre les ‘Hassidim et les non-‘Hassidim, les pratiquants ou les non-pratiquants. Il n’y avait pas d’étiquettes. Un Juif est un Juif, point final. Un “morceau” de D.ieu, placé dans un corps et planté dans ce monde.
Le Rabbi a entrepris de connecter chaque Juif dans le monde à travers l’initiative spirituelle la plus audacieuse jamais entreprise. Pour le Rabbi, l’unité juive n’était pas un slogan – c’était la réalité.
La Torah n’est pas seulement un guide pour la vie, le Rabbi la voyait comme agissant sur l’existence physique et matérielle, rendant possibles ou modifiant le cours des choses même les plus ordinaires.
Le Rabbi considérait les diverses composantes du monde comme des éléments constitutifs d’un tout unique – un tout qui transcende la somme de ses parties. Il n’y a pas de fragmentation. La fonction de chaque élément affecte l’ensemble.
Aucune différence n’existe entre ce qui paraît être un rôle prestigieux au service de D.ieu et une fonction subalterne, en apparence moindre: tous deux concourent à l’accomplissement de la volonté divine.
De son comportement, on pouvait peu deviner sa joie, sa douleur ou son angoisse intérieures. Cependant, la parfaite modestie du Rabbi était égalée par sa sensibilité.
Dès qu’il devint le Rabbi, il appela à des actes concrets. Les pensées et les intentions sont bonnes et importantes, expliquait-il, mais si elles ne produisent pas de résultats tangibles, alors l’essence même est absente.
Des décennies avant que la communauté juive ne se rende compte de la nécessité d’agir en ce sens, le Rabbi appela les rabbins, les dirigeants communautaires, les éducateurs et des individus issus de tous les milieux à aller à la rencontre de la jeunesse et des personnes non affiliées à la communauté. Lorsque la communauté juive commença à mesurer les dangers réels de notre époque, le Rabbi avait depuis longtemps fixé l’agenda et élaboré la méthodologie d’une action de diffusion d’ampleur.
La douleur de chaque individu était sa douleur, et les joies de chaque individu étaient sa joie. Personne n’était négligeable. Chacun avait sa place et chacun comptait.
Dès le commencement, le Rabbi orienta la conscience juive mondiale vers la rédemption – le véritable tikoun olam et la conscience de Machia’h – entreprenant la mission la plus audacieuse de toutes : mener le monde vers l’ère de Machia’h et la rédemption pour l’humanité.