La faute véritable de Caïn fut de n’avoir pas su tirer la leçon de l’attitude favorable de D.ieu à l’égard d’Abel, lequel avait offert du meilleur de ses animaux. Si Caïn avait lui aussi apporté en offrande du meilleur de sa récolte, D.ieu lui aurait pardonné et l’aurait agréé. D.ieu tenta ici de lui enseigner que, si un individu apprend de ses erreurs, son ardoise peut être effacée. Cependant, Caïn refusa d’admettre son erreur. Convaincu du bien-fondé de son acte, il considéra que si Abel disparaissait, sa propre perception des choses prévaudrait immanquablement.
Notre défi à nous consiste également à apprendre de nos erreurs, plutôt que nous refuser obstinément de les admettre et aller même jusqu’à les justifier.
En apprenant de nos défaillances, nous pouvons faire de chacune d’elles un tremplin pour un essor spirituel.1

Se reconnaître partie de l'erreur Il me semble que si chaque année on recommence avec les fondamentaux, c'est bien parce que chaque jour on recommence tout. Le fondamental ne change pas mais notre conduite change sauf si on la canalise dans une marge étroite de variation. C'est alors facile de reconnaître une erreur. Mais parfois on est "inconscient", à trois milles de la ligne droite. C'est d'y retourner qui est difficile. Sauf si on se reconnaît partie de l'erreur, une partie déterminante; car alors on voit comment s'en extraire et revenir à ce qui est vraiment et pas ce qu'on croit. Alors on peut réparer. Parce que ce qui compte c'est la réparation. Comme on est partie de l'erreur on est aussi partie de la réparation. C'est comme demander pardon, on est partie du pardon qu'on sollicite. Le repentir actif n'isole pas et on voudrait le clamer partout pour partager la joie qu'il procure.