Et elles ont été projetées sur d’autres récipients posés derrière lui qui étaient également impurs – ou l’inverse – son aspersion n’est pas valable, car les eaux doivent atteindre l’ustensile visé. En revanche, s’il a eu l’intention d’asperger les eaux sur des ustensiles se trouvant devant lui et elles ont été projetées sur des récipients posés sur les côtés, sur la même ligne ou devant lui, son aspersion est valable. » La guemara déduit de cette michna que les fidèles placés sur la même ligne que les Cohanim sont inclus dans leur bénédiction. וְהִזָּה לְאַחֲרָיו לְאַחֲרָיו וְהִזָּה לְפָנָיו הַזָּאָתוֹ פְּסוּלָה לְפָנָיו וְהִזָּה עַל צְדָדִין שֶׁבְּפָנָיו הַזָּאָתוֹ כְּשֵׁרָה
On a vu qu’il ne faut pas s’exclure ostensiblement de la bénédiction sacerdotale. De même, Rava bar Rav Houna interdit de parler fût-ce à propos d’une halakha, dès qu’on a ouvert le Rouleau de la Tora pour la lecture publique, car il est dit (Néh. 8, 5) – « ‘Ezra ouvrit le Rouleau aux yeux de tout le peuple… et quand il l’ouvrit, tout le peuple s’arrêta », et le verset veut dire que l’assistance arrêta de parler, car il est dit (Job 32, 16) : « J’ai attendu, car ils ne parlaient plus, ils s’étaient arrêtés, ils n’avaient plus rien à répliquer. » Rabbi Zèra rapporte que Rav ‘Hisda déduit l’interdiction de parler pendant la lecture publique de ce verset (Néh. 8, 3) – « Et les oreilles de tout le peuple [étaient attentives] au Rouleau de la Tora. » אָמַר רָבָא בַּר רַב הוּנָא כֵּיוָן שֶׁנִּפְתַּח סֵפֶר תּוֹרָה אָסוּר לְסַפֵּר אֲפִילּוּ בִּדְבַר הֲלָכָה שֶׁנֶּאֱמַר וּבְפִתְחוֹ עָמְדוּ כׇּל הָעָם וְאֵין עֲמִידָה אֶלָּא שְׁתִיקָה שֶׁנֶּאֱמַר וְהוֹחַלְתִּי כִּי לֹא יְדַבֵּרוּ כִּי עָמְדוּ לֹא עָנוּ עוֹד רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא מֵהָכָא וְאׇזְנֵי כׇל הָעָם אֶל סֵפֶר הַתּוֹרָה
Nouvelle règle énoncée par Rabbi Yehochoua ben Lévi – Un Cohen qui ne s’est pas lavé les mains juste avant ne peut réciter la bénédiction sacerdotale, car il est dit (Ps. 134, 2) : « Élevez vos mains dans la sainteté [par des ablutions] et bénissez l’Éternel. » וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי כׇּל כֹּהֵן שֶׁלֹּא נָטַל יָדָיו לֹא יִשָּׂא אֶת כַּפָּיו שֶׁנֶּאֱמַר שְׂאוּ יְדֵיכֶם קֹדֶשׁ וּבָרְכוּ אֶת ה׳
Les élèves demandèrent à Rabbi El‘azar ben Chamoua : par quel mérite as-tu eu droit à une longue vie ? Il leur répondit : de ma vie, je n’ai jamais pris un raccourci à travers une synagogue. En outre, je n’ai jamais marché dans la maison d’étude alors que les disciples étaient assis par terre, afin de ne pas être obligé de les enjamber et de passer au-dessus de leurs têtes pour gagner ma place aux premiers rangs. Ou j’arrivais tôt ou je restais dehors. Enfin, en qualité de Cohen, je n’ai jamais récité les versets de la bénédiction sacerdotale sans la bénédiction préalable. שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ בַּמָּה הֶאֱרַכְתָּ יָמִים אָמַר לָהֶן מִיָּמַי לֹא עָשִׂיתִי בֵּית הַכְּנֶסֶת קַפֶּנְדַּרְיָא וְלֹא פָּסַעְתִּי עַל רָאשֵׁי עַם קוֹדֶשׁ וְלֹא נָשָׂאתִי כַּפַּי בְּלֹא בְּרָכָה
Quelle bénédiction le Cohen récite, à l’exemple de Rabbi El‘azar ben Chamoua, avant de bénir le peuple ? Rabbi Zèra répond au nom de Rav ‘Hisda – « Béni sois-Tu Eternel, notre Dieu, roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous a ordonné de bénir Israël, Son peuple, avec amour. » מַאי מְבָרֵךְ אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בִּקְדוּשָּׁתוֹ שֶׁל אַהֲרֹן וְצִוָּנוּ לְבָרֵךְ אֶת עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל בְּאַהֲבָה
Quand un Cohen s’avance vers l’estrade, que dit-il ? Il prononce cette supplique – « Que ce soit la volonté par-devers Toi, Éternel notre Dieu, que personne ne trébuche ou ne commette un péché à cause de cette bénédiction que Tu nous as ordonné d’adresser à Israël, Ton peuple. » Et quand il tourne le dos à l’assemblée à la fin de la bénédiction sacerdotale, que dit-il ? Rav ‘Hisda enseigna à Rav ‘Oukva cet énoncé : « Maître du monde ! Nous avons fait ce que Tu as décrété sur nous, fais avec nous כִּי עָקַר כַּרְעֵיהּ מַאי אָמַר יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁתְּהֵא בְּרָכָה זוֹ שֶׁצִּוִּיתָנוּ לְבָרֵךְ אֶת עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל לֹא יְהֵא בָּהּ מִכְשׁוֹל וְעָוֹן וְכִי מַהְדַּר אַפֵּיהּ מִצִּיבּוּרָא מַאי אָמַר אַדְבְּרֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַב עוּקְבָא וּדְרַשׁ רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם עָשִׂינוּ מַה שֶּׁגָּזַרְתָּ עָלֵינוּ עֲשֵׂה עִמָּנוּ