Un Juif résidant en Pologne était atteint d’une grave affection pulmonaire dont les médecins lui avaient annoncé qu’il ne survivrait pas. Ils lui avaient dit qu’il serait préférable qu’il se repose et mette ses affaires en ordre, tout en attendant sa mort inévitable et imminente.
Refusant de se résigner à un tel verdict, l’homme entreprit de consulter des rabbins renommés pour leur sainteté, en quête de leur bénédiction pour obtenir la guérison.
Un rabbin qu’il rencontra lui dit : « Je ne peux pas vous assurer une guérison. Mais j’ai un collègue qui vit à Selish, dans les montagnes des Carpates en Hongrie,1 nommé Rabbi Chmouel Chmelké.2 Nous avons étudié ensemble sous la direction du célèbre ‘Hozé (« Voyant ») de Lublin. Il pourra vous venir en aide.
« Ne partez pas sans avoir obtenu l’assurance que vous guérirez. Dussiez-vous y séjourner plusieurs mois, n’hésitez pas, et participez aux cours qu’il donne aux élèves de la yeshiva. »
Suivant ce conseil, le Juif se rendit en Hongrie pour solliciter la bénédiction du grand rabbin. Le rabbin s’enquit du motif de sa venue. « Je ne peux pas vous donner de meilleures assurances », dit-il.
Le Juif se souvint de ce que le premier rabbin lui avait dit, et il s’assura un hébergement en prévision d’un séjour prolongé. Conformément aux recommandations reçues, il se mit à suivre les cours du rabbin à la yeshiva.
Un jour, lors d’un cours consacré à un passage du Talmud traitant précisément de l’affection pulmonaire dont souffrait cet homme, le rabbin cita l’opinion du principal commentateur du Talmud, Rachi, qui mentionne que cette affection est considérée comme mortelle. Puis le rabbin dit : « Un moment, il convient de considérer également l’opinion de Rabbénou Tam (le petit-fils de Rachi), qui dit, comme incidemment, que même si cette affection est considérée comme mortelle chez un animal, elle n’est pas considérée comme mortelle chez un humain. Ceci tient au fait qu’un être humain bénéficie d’un mazal (une influence céleste personnelle et bienveillante) ».
Ces paroles prononcées, le rabbin s’adressa directement au Juif et dit : « Comprenez-vous bien ? Selon l’interprétation de Rabbénou Tam, vous êtes promis à une longue vie. Retournez chez vous. Votre guérison est assurée. »
De retour chez lui, l’homme connut une existence longue et heureuse.
Quel enseignement puis-je tirer de cette histoire concernant la foi ? Que peut-elle m’enseigner sur le pouvoir de la persévérance, même face à des situations apparemment sans issue ?
(Source : Tsaddikim Lemofet, p. 186)
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