Vaye’hi
Le soutien de D.ieu
Chers amis,
Ce vendredi sera le 10 Tévet, le jour où nous commémorons par le jeûne et la prière le début du siège de Jérusalem par le roi de Babylone, l’une des périodes les plus sombres de notre histoire. Cependant, même les événements les plus éprouvants recèlent des leçons profondes et des occasions de transformation dans la Torah et la tradition d’Israël.
Le Talmud nous enseigne que « D.ieu fait toujours précéder le remède à la plaie ». Ce principe s’applique aussi au siège de Jérusalem : de prime abord, celui-ci semble n’avoir été qu’un prélude à la destruction du Temple et à l’exil ; pourtant, cet événement portait en lui la possibilité de changer le cours de l’histoire et d’éviter la catastrophe.
Le siège, par définition, enfermait les habitants de Jérusalem derrière ses murailles, de sorte que « nul n’entrait, nul ne sortait ». Ce confinement forcé offrait toutefois une possibilité singulière : rassemblés dans un espace clos, les habitants de Jérusalem auraient pu transcender leurs divisions et retrouver l’unité. Or, l’unité est précisément ce qui aurait pu empêcher la destruction.
Nos sages enseignent en effet que le Temple a été détruit à cause de la haine gratuite, du défaut d’amour et de solidarité parmi les membres du peuple juif. Si le siège avait été saisi comme une occasion de réparer cette brèche spirituelle, d’établir une unité véritable au sein de Jérusalem, le cours de la prophétie aurait pu être changé.
Le texte biblique emploie une expression inhabituelle pour décrire ce siège : « Samakh melekh Bavel », que l’on peut traduire par « le roi de Babylone soutint Jérusalem ». Pourquoi parler de soutien dans un contexte de siège ? Car, en vérité, ce moment recelait en lui une aide divine dissimulée : une possibilité d’unification, une occasion de rétablir l’harmonie et de raviver l’amour gratuit entre les habitants de Jérusalem.
Si nous considérons notre monde aujourd’hui, il n’est pas rare que nous soyons face à des « sièges » modernes – des épreuves qui semblent nous isoler ou nous confiner. Ces épreuves, bien qu’elles puissent paraître oppressantes, cachent souvent une occasion d’introspection profonde et de renforcement de nos liens fraternels.
Le 10 Tévet nous enseigne qu’en chaque difficulté se trouve une possibilité de rédemption. Si nous choisissons l’amour gratuit, si nous recherchons l’unité, alors, non seulement nous métamorphosons nos relations interpersonnelles, mais nous réparons aussi cette brèche millénaire. Et ce faisant, nous nous rapprochons du moment où l’unité du peuple d’Israël illuminera le monde entier, avec la venue imminente du Machia’h.
Puissions-nous en ce jour puiser dans cette leçon pour renforcer nos liens fraternels et avancer vers un avenir de paix et d’harmonie universelles.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
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