A’harei-Kedochim
L’étincelle de l’autre
Dans la lecture de la Torah de cette semaine, nous lisons : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le Rabbi relève que cette phrase, à force d’être connue, risque de perdre son étonnement. Elle demande pourtant ce qui semble le plus difficile : aimer un autre être humain non pas beaucoup, non pas sincèrement, mais « comme soi-même ». Nous pouvons nous sentir proches de quelqu’un parce qu’il nous ressemble, parce qu’il partage une histoire, une sensibilité ou une espérance. Mais tout cela demeure partiel. Il reste toujours, au fond de chacun, ce sentiment premier d’exister pour soi.
La réponse du Rabbi nous invite à reconnaître que notre vrai « moi » n’est pas seulement ce que nous défendons, désirons ou possédons. L’homme ne se réduit pas à ses besoins, à ses goûts, ni à l’image qu’il cherche à préserver. Son être véritable est l’étincelle divine qui l’anime. Elle n’est pas une qualité supplémentaire : elle est le noyau vivant de l’être.
Lorsque l’on commence à se percevoir ainsi, le regard porté sur autrui change. L’autre n’est plus seulement celui qui m’est utile, agréable, proche ou étranger. Il est, lui aussi, habité par cette même étincelle. Même lorsqu’elle semble recouverte, elle demeure là, intacte, et demande à être reconnue. Alors l’amour du prochain n’est plus l’effort artificiel d’un sentiment forcé. Il devient la reconnaissance d’une vérité : au niveau le plus profond, nos âmes ne sont pas étrangères les unes aux autres.
On comprend alors pourquoi Hillel put dire que l’amour du prochain est « toute la Torah », le reste n’en étant que le commentaire. Il ne réduisait pas la Torah à une morale sociale. Il montrait que l’amour du prochain suppose déjà le regard que toute la Torah cherche à former en nous. Le Chabbat fait apparaître dans le temps une sainteté que les jours ordinaires dissimulent. La cacherout inscrit dans l’acte de manger une possibilité de raffinement. Chaque mitsva nous éduque à chercher, au cœur de l’existence quotidienne, la présence divine qui s’y trouve cachée.
Aimer son prochain participe du même mouvement : regarder au-delà de l’apparence immédiate, au-delà même de ce qu’un être laisse voir dans ses moments les moins lumineux, pour reconnaître l’âme, la mission, la part de lumière qu’il porte.
Une telle vision transforme une communauté. Elle commence dans des gestes simples : retenir une parole qui enfermerait l’autre dans son erreur, offrir une attention sans calcul, parler à quelqu’un selon ce qu’il peut devenir. C’est déjà faire entrer dans notre monde quelque chose de la Rédemption. Et c’est ainsi que nous hâtons la venue de Machia’h : lorsque cette vérité devient la manière dont nous regardons chaque être et dont nous le portons avec nous.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
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