Vayikra
Le fils qui ne demande rien
Chers amis,
À l’approche de Pessa’h, la Haggadah nous présente quatre enfants. Parmi eux, il en est un dont la description semble presque discrète, presque effacée : celui « qui ne sait pas poser de question ». Le Rabbi de Loubavitch révèle que cette figure n’est pas forcément celle de l’ignorance, ni même celle de l’éloignement visible. Elle peut être, au contraire, celle d’une présence sans éveil, d’une fidélité sans frémissement, d’une pratique qui accomplit tout, mais que rien ne vient intérieurement troubler ou illuminer.
Nous avons parfois tendance à croire que le questionnement est le signe d’une faiblesse, d’une faille dans la foi, ou d’une hésitation regrettable. Pourtant, le Rabbi montre ici une vérité plus exigeante : celui qui questionne est déjà vivant. Même s’il conteste, même s’il résiste, même s’il se tient encore au seuil, il est concerné. Quelque chose en lui a été touché. Quelque chose refuse de rester immobile. À l’inverse, l’absence de question peut révéler non pas la paix intérieure, mais une forme d’endormissement de l’âme. Tout est là, en apparence. Mais le cœur n’est pas entré dans la pièce.
Nous pouvons connaître les mots, les gestes, les habitudes, et pourtant passer à côté de l’essentiel. Nous pouvons raconter la sortie d’Égypte sans chercher à savoir de quelle Égypte nous devons, nous aussi, sortir. Car Pessa’h n’est pas seulement la mémoire d’une délivrance ancienne. C’est l’appel à reconnaître nos enfermements intérieurs : la lassitude, l’automatisme, la résignation, tout ce qui rétrécit notre vie spirituelle et affaiblit notre capacité d’émerveillement.
Comment ouvrir cet enfant qui ne questionne pas ? Le Rabbi nous renvoie à trois réalités du Séder : le korbane Pessa’h, la matsa et le maror. D’abord, lui faire entrevoir une hauteur possible, une noblesse de l’âme à laquelle il peut aspirer. Ensuite, lui rappeler qu’en lui demeure une foi simple, plus profonde que les seules limites de l’intellect. Enfin, l’amener à ressentir l’amertume de l’exil intérieur, non pour qu’il en soit brisé, mais pour le réveiller. Car lorsque l’homme cesse de se satisfaire de ses chaînes, la délivrance peut commencer.
Peut-être est-ce là l’une des grandes missions de Pessa’h : ne pas se contenter de transmettre des réponses, mais rallumer en nous la faculté de demander, de chercher, de nous laisser atteindre. Dans une maison, dans une communauté, dans une génération, la vraie liberté commence lorsque l’on refuse de vivre en surface. Et chaque fois qu’un Juif laisse son âme sortir de l’habitude pour revenir à une relation vivante avec D.ieu, il fait reculer un peu plus l’exil du monde. Ainsi se prépare, pas à pas, la délivrance véritable et complète, avec la venue de Machia’h, très bientôt.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
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