Choftim
Un monde “pas de ce monde”
Chers amis,
Au cours de l’année, certains moments sont privilégiés et sortent de l’ordinaire. Ces jours, que nous appelons traditionnellement Yamim Tovim, littéralement « Bons Jours », mais aussi « Jours Lumineux », sont les jours de fêtes prescrits dans la Torah : les Trois Fêtes de Pèlerinage de Soukkot, Pessa’h et Chavouot, et les Fêtes Solennelles de Roch Hachana et de Yom Kippour (ce dernier ayant un statut encore plus particulier).
Ces jours sont appelés dans la Torah des moadim, que nous traduisons par « convocations saintes ». Ce sont en effet des rendez-vous avec D.ieu qu’Il nous a fixés à des moments clés de l’année. Loin d’être des événements isolés, leur rôle est d’infuser notre existence de certaines forces spirituelles absolument vitales pour remplir notre rôle ici-bas : la joie à Soukkot, la liberté à Pessa’h, la Torah à Chavouot, la royauté divine à Roch Hachana et l’unité avec D.ieu à Kippour. Chaque fois, c’est quelque chose « qui n’est pas de ce monde » qui nous est donné, afin que nous puissions élever le monde un cran plus haut pour lui permettre d’atteindre son but final.
C’est pourquoi ces jours sont sanctifiés : nous ne travaillons pas, nous interrompons le cours ordinaire de notre vie et nous nous investissons corps et âmes dans ces jours de joie et de lumière. Les jours de Yom-Tov, même le matériel est spirituel.
Le secret de tout cela tient dans une notion mystique : la révélation des Treize Attributs de Miséricorde de D.ieu. En ces jours, D.ieu nous considère sous la lumière de Son infinie compassion et nous élève à un degré qui transcende la création. Le Yom-Tov, un Juif s’extrait de ce monde, pour ainsi dire, pour s’unir avec une dimension « qui n’est pas de ce monde », afin d’en puiser les forces d’élever par la suite son quotidien ordinaire.
Le mois d’Eloul qui débute aujourd’hui, est quant à lui d’apparence tout-à-fait « ordinaire » : pas de fêtes ni de célébrations, mais au contraire le retour à la routine et au travail. Sur le plan spirituel, il est consacré à l’introspection et au bilan de nos vies à l’approche du jugement de Roch Hachana. Pourtant, à mesure que nous approchons de celui-ci, nous pourrions nous dire que si nos bonnes résolutions de début d’année n’ont pas fait de nous ce que nous aurions voulu être, ce n’est pas au bout de 11 mois qu’elles vont donner des fruits.
Ce serait mal connaître la nature profonde du mois d’Eloul.
Vous allez maintenant comprendre la raison de mon petit exposé ci-dessus sur les jours de fête et la puissance spirituelle qui les accompagne : Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le fondateur de ‘Habad, enseigne qu’il y a dans les jours ordinaires du mois d’Eloul la même lumière divine, la même puissance spirituelle, la même manifestation des Treize Attributs de Miséricorde que lors des Yamim Tovim. Un simple mercredi du mois d’Eloul, nous jouissons de la même proximité de D.ieu que le jour de Pessa’h ou de Chavouot. Et cela change tout.
Chacun des jours d’Eloul, la possibilité nous est donnée de devenir des personnes « qui ne sont pas de ce monde », dans ce monde !
Puissions-nous tous saisir ces forces et les investir dans la rectification et l’amélioration de nos vies personnelles, et au-delà, du monde entier, et mériter tous ensemble d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année, et d’entendre le son du Grand Choffar avec la venue de Machia’h.
Chabbat Chalom !
Emmanuel Mergui,
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org
Au printemps 1981, le Rabbi de Loubavitch a demandé que chaque enfant juif possède une lettre dans un rouleau de la Torah écrit spécialement pour eux. Le premier rouleau fut achevé le 20 Av en 1981. Le 20 Av cette année (lundi 7 août 2023), le 8ème rouleau a été inauguré.
Voici sept pratiques propres à ce mois qui nous mettent sur la voie d’une bonne et douce nouvelle année.
Il existe des "villes de refuge" dans l’espace et il y a aussi une ville de refuge dans le temps...
Cette directive continue de répandre une lumière spirituelle au sein de la communauté juive, tout en éveillant la conscience des jeunes filles juives à l’importance de leur héritage.
La notion même de "justice" est réputée être une contribution juive à l'humanité. Un coup d'oeil à la paracha de cette semaine (égalité devant la loi, respect des règles de procédure, protection des criminels contre les vengeurs, restrictions relatives au comportements des rois, règles et éthiques de la guerre...) montre pourquoi.
Pourquoi les villes de refuges pour les meurtriers involontaires ne se trouvaient-elles qu’en Terre d’Israël, alors que les juges et les fonctionnaires qui appliquaient la loi de la Torah devaient être nommés partout où vivaient des Juifs? Et qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui?