Vayikra
Le ménage de Pessa’h
Chers amis,
Nous voilà entrés dans le mois de Nissan, ce qui signifie que Pessa’h aura lieu dans exactement deux semaines.
La plupart d’entre nous sommes déjà engagés dans les préparatifs habituels : l’achat de Matsa Chemoura pour le Séder et des autres produits casher lepessa’h pour la fête, et bien sûr le fameux ménage de Pessa’h lors duquel nous rendons les pièces de nos habitations l’une après l’autre également « casher lepessa’h ». Nous faisons un ménage soigneux et vérifions au passage qu’il ne reste pas de ‘hamets tels que bonbons, morceaux de cookies et autres médicaments (mis à part ceux figurant sur la liste de Pessa’h) dans les tiroirs, les placards, les poches des vêtements et des sacs à dos...
Pourquoi cette chasse aux produits céréaliers levés ? Parce que le ‘hamets représente le mal. Le fait que la pâte ait « levé » symbolise l’orgueil et l’importance que l’on s’attribue indûment. La matsa, le pain azyme qu’on n’a pas laissé lever, représente au contraire l’humilité.
Au tout début de notre histoire, lors de la Sortie d’Égypte qui est considérée comme la « naissance » de notre peuple, nous sommes tels un nouveau-né qui est extrêmement fragile. C’est pourquoi la plus infime quantité de mal et d’orgueil est exclue. Nous fuyons le ‘hamets comme on le ferait d’un produit hautement toxique.
Tout en éliminant méthodiquement le ‘hamets de nos maisons, nous le faisons également dans nos cœurs : nous pensons à la personne que nous avons été depuis Pessa’h dernier, nous faisons une introspection et une analyse lucide, et nous identifions les défauts et les manquements dû à l’orgueil. Nous réfléchissons aux mesures à prendre pour les éliminer de notre personnalité et commençons immédiatement à les mettre en œuvre, avec joie et enthousiasme.
Et ce faisant, nous prions D.ieu pour qu’Il élimine tout mauvais penchant des cœurs humains, jusqu’à la dernière miette d’orgueil et d’égoïsme dans le monde. Nous avons la certitude que D.ieu, qui voit les efforts que nous déployons pour le « ménage de Pessa’h » matériel et spirituel, éliminera le mal et l’exil dans lequel nous nous trouvons.
Puissions-nous voir la réalisation de ce souhait cette année et nous retrouver tous dans la Jérusalem reconstruite pour y célébrer Pessa’h au Beth Hamikdache.
Chabbat Chalom !
Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org
P.-S. N’hésitez pas à visiter pessah.org notre rubrique dédiée à la fête de Pessa’h. Vous y trouverez des informations sur la fête et son déroulement, l’histoire complète de Pessa’h, des études pour tous les niveaux, des récits et plus encore. D’autre part, même si vous n’avez pas encore fini votre ménage, vous pouvez d’ores et déjà vendre votre ‘hamets en ligne.
Permettre aux Juifs dont on s’occupe de manger « l’Aliment de la Foi » – la matsa chemoura du Séder de Pessa’h – est un moyen sûr de les faire progresser spirituellement, et de leur faire ainsi mériter les bénédictions matérielles.
Ce que je préfère, c'est une douzaine – ou plus – de longues roses rouges fraîchement coupées, mais n’importe quel bouquet joliment assorti fera toujours apparaître un grand sourire sur mon visage. Mon mari connaît mon faible pour les fleurs et il l’utilise d'ailleurs à son avantage...
C’était l’après-midi avant Pessa’h, et Rabbi Levi Its’hak errait dans les rues du quartier juif à la recherche de contrebandiers locaux…
Sur les hommes et les bêtes, les taureaux et les colombes, le sang et la graisse, le feu et l'encens, le sacrifice et le plaisir, la conscience et la culpabilité…
Repousser les limites de la galout mais sans les franchir, accepter la volonté de D.ieu et s’y conformer tout en ressentant que D.ieu désire que nous la contestions lorsqu’elle limite notre connexion avec Lui: tel est l’art ultime.
Êtes-vous un taureau furieux qui piétine tout sur son passage? Ou plutôt un petit agneau docile qui suit timidement la foule?