Selon la plupart des traditions, les Ourim et Toumim consistaient en une pièce de parchemin sur laquelle était écrit le Nom de D.ieu à quatre lettres.1 Celle-ci était placée dans le repli du pectoral du Grand Prêtre.2 Le terme Ourim et Toumim signifie « lumières » et « perfections ». Dans l’Israël antique, lorsqu’une décision d’importance nationale devait être prise, on consultait le Grand Prêtre. Les Ourim et Toumim servaient d’oracle pour indiquer si le peuple juif devait ou non entreprendre une certaine action,3 et ne devaient être utilisés que par le roi, le grand tribunal juif ou une personne dont l’ensemble de la communauté avait besoin4 telle qu’un général.5
Lorsqu’on avait besoin d’y recourir, le Kohen Gadol se tenait face à l’Arche sainte, tandis que celui qui l’interrogeait se plaçait derrière lui. La personne qui souhaitait obtenir une réponse posait une simple question appelant un oui ou un non, comme : « Devons-nous partir en guerre ? » Le Kohen Gadol méditait jusqu’à être saisi d’inspiration divine. Alors, certaines lettres du pectoral (sur lequel étaient inscrits les noms des douze tribus) se détachaient en relief6 ou s’illuminaient,7 composant ainsi la réponse.8
Les Ourim et Toumim furent perdus après la destruction du Premier Temple.9 Selon une autre tradition, ils existaient encore, mais avaient cessé de fonctionner.10
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