Pin'has
Chers amis,
Les jours de jeûne sont souvent les plus lents à passer, les gargouillis dans nos estomacs implorant à l’horloge d’avancer. À mesure que l’après-midi se prolonge, chaque instant semble une éternité. Chaque moment est pénible.
Ce mardi, le 17 Tamouz, nous jeûnons, marquant le jour où les murailles de Jérusalem furent éventrées par les Romains en 69 de l’ère commune. Trois semaines plus tard, Jérusalem fut détruite et la maison de D.ieu ici-bas fut la proie des flammes. Depuis près de 2000 ans, nous attendons, espérons et prions pour la venue du jour où le Saint Temple sera reconstruit, la venue d’un temps où D.ieu sera proche et perceptible, lors duquel toute l’humanité connaîtra le bonheur intérieur, la paix et l’harmonie.
Certes, la pénibilité relativement mineure d’un jour sans nourriture ne peut se comparer avec les terribles souffrances de l’exil, mais un facteur commun que l’on peut leur trouver est que chaque moment supplémentaire possède une grande importance. Encore un siècle, encore une décennie, encore une année, un jour, ou même un instant où le Temple n’est pas reconstruit, où D.ieu et Son peuple demeurent en exil, est un drame de dimension cosmique. Chaque moment est pénible.
Pourtant, contrairement à un jour de jeûne qui ne peut être raccourci, chaque bonne action que nous faisons rapproche la délivrance et la fin de l’exil beaucoup plus rapidement. Mettons-nous au travail !
Il ne fait aucun doute que nous avons connu des difficultés et des souffrances terribles tout au long de notre histoire ; plus, peut-être, que les autres nations. Mais l’histoire juive est tout sauf tragique...
Le jeûne du 17 Tamouz marque le début de “Beïn Hamétsarim”, la période des “Trois Semaines” marquée par le deuil relatif à la destruction du Temple et à l’exil.
L’étude des lois relatives au Beth Hamikdache possède un impact qui s’étend bien au-delà de la sphère ordinaire de l’activité intellectuelle: elle permet d'accomplir le commandement de «bâtir un sanctuaire» pour D.ieu et contribue de ce fait à accélérer l’avènement messianique.
Pourquoi nous est-il raconté que Adam, Caïn, Abel, Noé et Abraham connaissaient l'emplacement de l'autel du Temple?
Rapidement, il ôta son manteau, et le fourra dans le trou. L’eau cessa de couler pendant un certain temps, mais elle ne mit pas longtemps à recommencer. Bientôt, le trou serait de nouveau grand ouvert!
La connexion entre le zèle, la paix et le sacerdoce; entre les nombres et les âmes, les destins et les projets, les femmes et la terre; entre le soleil de Moïse et la lune de Josué; et puis il y a toutes ces offrandes, quotidennes, hebdomadaires, mensuelles, saisonnières...
Traditionnellement, la manière masculine de "conquérir la terre" fut perçue comme étant supérieur et plus efficace. Mais les filles de Tselof'had comprirent qu'un temps viendra où l'humanité évoluera vers une forme de conquête plus féminine...
