Tetsavé
Un miracle invisible est-il un miracle ?
Ce samedi soir, commencera la fête de Pourim, dont la joie ira en s’amplifiant jusqu’à culminer dimanche en fin de journée. Pourim est l’une des plus belles fêtes du judaïsme. En ce jour, nous nous souvenons du salut miraculeux du peuple juif exilé en Perse qui avait été voué à l’extermination par le méchant Haman, grand vizir de l’empereur Assuérus.
Le miracle de Pourim fut dissimulé dans la nature, sans qu’il fût nécessaire de la briser ou de la modifier, donnant seulement à voir une série d’événements dont l’enchaînement et la corrélation sauvèrent notre peuple. Toutefois, la ‘Hassidout enseigne que, pour « superficiels » qu’ils paraissent, de tels miracles sont en réalité les plus profonds, car le fait qu’ils soient « revêtus » dans la nature leur permet de se confondre avec notre vécu quotidien. Si nous sommes vraiment sincères, nous pouvons déceler dans notre vie ce genre de miracles, cette série d’événements que D.ieu place sur notre chemin pour nous aider. Pourim et sa célébration joyeuse nous invitent à réfléchir sur ces miracles quotidiens, et à remercier D.ieu avec joie.
Alors n’oubliez pas de vous rendre ce samedi soir à votre synagogue ou votre Beth ‘Habad pour participer à la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther qui relate l’histoire de Pourim). Ce dimanche, nous écouterons de nouveau la Méguila et chacun d’entre nous donnera un Michloa’h Manot et des dons aux nécessiteux et participera à un festin de Pourim. Pour plus d’informations, lisez notre guide de Pourim.
Joyeux Pourim !
127 provinces, un D.ieu oublié, un roi bafoué, une reine méconnue, un premier ministre ambitieux, un rabbin courageux, un décret malicieux, quelques festins, un peuple repenti, une victoire militaire et beaucoup beaucoup de joie - c'est le miracle de Pourim
Quels sont les points communs et les différences entre les deux fêtes instituées par nos sages, Pourim et 'Hanouccah?
La Méguila d'Esther raconte l'histoire de Pourim, mais de nombreux détails de celle-ci n'apparaissent que dans la tradition orale transmises de génération en génération par les Sages.
À cette époque vivait à Loubavitch un certain Chalom-Guerchon qui gagnait sa vie en faisant du commerce dans les villages voisins. De plus, il était boucher. Tout le monde reconnaissait en lui un Juif honnête et craignant D.ieu et c’était vraiment un homme de grande vertu...
Deux frères, quatre fils, huit vêtements sacerdotaux, douze gemmes, un autel d’or – et la signification de tout cela d’après les sages et les mystiques depuis Moïse jusqu’à nos jours
Les deux grands commentaires de Rachi et de Na'hmanide débattent de l'arrangement des clochettes et des grenades au bord de la tunique du grand prêtre. Le Rabbi voit cela comme une discussion sur la nature du bruit, de l'imperfection et de la superficialité.
A quelques jours de la fête de Pourim, le dernier Chabbat qui la précède, les synagogues retentissent d’une lecture particulière, «Zakhor» ou «Souviens-toi»...
