Vayéra
Pour sauver des vies
Chers amis,
Nous lisons cette semaine dans la Torah que, lorsque Abraham plaida pour que D.ieu renonce à détruire les villes de Sodome et Gomorrhe :
Abraham s’avança et dit : « Anéantirais-Tu, d’un même coup, l’innocent avec le coupable ? » — Genèse 18,23
Selon Rachi, cette « avancée » d’Abraham connote à la fois l’idée de paroles dures, de tentative de conciliation, et de prière. Abraham tenta ces trois approches dans son dialogue avec le Tout-Puissant, commençant par l’aborder avec dureté et fermeté.
Mais une question se pose : Abraham était un homme de pure bonté, l’incarnation terrestre de la bonté divine, et il éprouvait un intense amour pour D.ieu au point où D.ieu Lui-même l’appelle « Abraham qui m’aime » (Isaïe 41,8).
Comment a-t-il pu parler « avec dureté » à D.ieu ? Et plus encore : pourquoi commença-t-il par la dureté, et non avec la conciliation ou la prière qui lui correspondaient certainement plus ?
Le Rabbi de Loubavitch propose à cela une réponse fascinante :
Abraham était face à une situation d’urgence où des vies étaient en danger : les anges étaient déjà en chemin pour aller détruire les villes de Sodome et Gomorrhe et tous leurs habitants.
Il comprit que ce n’était pas le moment de faire des calculs, qu’il fallait agir immédiatement et utiliser tous les moyens possibles, toutes les approches et investir toutes ses forces pour essayer de les sauver. De par son statut de Juste ayant l’écoute de D.ieu, il exigea alors fermement de Lui qu’Il annule Son décret.
Cette attitude était contraire à la nature d’Abraham, et contraire à ses sentiments d’amour pour D.ieu, mais pour sauver des vies, il tenta le tout pour le tout.
Nous sommes les enfants d’Abraham, et nous devons prendre exemple sur lui :
Lorsque nous voyons nos frères en danger – que le danger soit physique ou même spirituel –, nous devons agir sans attendre, avec tout le courage et toute l’énergie qui s’imposent, pour les aider et les sauver, même si cela va contre notre nature ou contre notre sensibilité.
Chabat Chalom !
Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Fr.Chabad.org
Même quand nous sommes bénis d’avoir une mère en bonne santé, nous devons toujours nous rappeler que nous vivons tous dans une forme "d’exil spirituel", dans le besoin de notre mère Rachel. Et même quand nous sommes privés d’une mère nourricière, nous ne sommes jamais privés de Rachel, qui veille toujours, qui nous adore inconditionnellement, jadis comme maintenant, jusqu’à aujourd’hui…
C'est plus qu'une question de savoir quelle théorie ou quelle théologie est la plus convaincante. Les croyances ont des conséquences.
Il y a huit degrés de charité, l’un supérieur à l’autre. Le plus haut degré, au-dessus duquel il n’en est point d’autre, est de soutenir un Juif en lui faisant un don ou un prêt...
Terrassé par la détresse, le pauvre homme eut à peine le temps de comprendre la situation avant de s’évanouir…
D.ieu rend visite aux malades, des anges déguisés mangents du pain et de la viande, Sodom et détruite, Lot se saoule, Sarah rit et enfante, une trève est conclue sur sept brebis et un puits, et un père et son fils affrontent l'ultime épreuve de la foi sur un sommet de Jérusalem
Le futur Rabbi âgé de 5 ans fondit en larmes. Son grand-père lui demanda la cause de son chagrin et il répondit qu’il avait appris à l’école que D.ieu s’était révélé à Abraham et il pleurait parce que D.ieu ne se révélait pas aussi à lui…