Chemot
La vraie réponse à l’antisémitisme
Chers amis,
Dans la lecture de la Torah de cette semaine, nous lisons : « Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération. » (Exode 1,6) Quelques mots sobres, presque abrupts, qui semblent refermer une époque entière. Et pourtant, aussitôt après, la Torah ajoute que les enfants d’Israël « se multiplièrent, foisonnèrent, s’accrurent et devinrent extrêmement puissants ». La vie juive continue, elle déborde même. Mais quelque chose d’essentiel commence alors à se fissurer.
Car le texte poursuit : « Un nouveau roi s’éleva sur l’Égypte, qui ne connaissait pas Joseph. » Comment ne connaissait-il pas Joseph ? Celui qui avait sauvé l’Égypte de la famine, gouverné le pays pendant des décennies et en avait assuré la prospérité ? Les Sages expliquent : soit il s’agissait réellement d’un nouveau souverain, soit c’était le même Pharaon, qui choisit néanmoins d’agir comme s’il avait oublié. L’oubli n’est pas toujours une absence de mémoire ; il peut être un choix.
À partir de là naît le « problème juif ». Non pas que le peuple juif commit une faute ou une trahison, mais une simple réalité : il existe. Il contribue, il travaille, il participe pleinement. Et pourtant, cela ne suffit pas. C’est l’une des premières expressions, dans la Torah, d’une haine dénuée de raison, dirigée non contre ce que les Juifs font, mais contre ce qu’ils sont.
Le Rabbi de Loubavitch soulignait que cette haine change de visage selon les époques. Tantôt on reproche aux Juifs d’exercer une influence excessive. Tantôt on les accuse, à l’inverse, de ne pas contribuer à la société. Les accusations se contredisent, mais la haine, elle, demeure. Car le problème n’est jamais le prétexte invoqué. Le problème, c’est la haine elle-même.
Face à cette réalité, la Torah nous offre une réponse d’une grande profondeur. Lorsque Moïse demande à D.ieu quel Nom il devra transmettre aux enfants d’Israël, Il lui répond : « Je serai ce que Je serai. » Rachi explique : « Je serai avec eux dans cet exil, comme Je serai avec eux dans tous les autres. » Autrement dit : ne mesurez jamais votre dignité au regard changeant des nations. Votre force vient de la Présence qui vous accompagne.
Cette conscience ne mène ni à la provocation ni à la peur, mais à une fidélité tranquille. Être soi-même, sans s’excuser. Vivre pleinement son identité juive, tout en continuant à agir avec droiture, générosité et responsabilité. Non pour faire taire la haine – elle ne se laisse pas convaincre – mais pour demeurer alignés avec notre mission.
C’est précisément ainsi que nous préparons la Délivrance. Chaque fois que nous refusons de nous définir par le regard de l’autre, chaque fois que nous affirmons paisiblement qui nous sommes, nous dévoilons un peu plus la promesse contenue dans ce Nom divin : « Je suis avec vous. » Jusqu’au jour où cette présence sera pleinement dévoilée, avec la venue de Machia’h, puisse-t-elle advenir rapidement de nos jours.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
Des décennies avant que la communauté juive ne se rende compte de la nécessité d’agir en ce sens, le Rabbi appela les rabbins, les dirigeants communautaires, les éducateurs et des individus issus de tous les milieux à aller à la rencontre de la jeunesse et des personnes non affiliées à la communauté.
Amram, fils de Kehat, fut à la tête du peuple juif en Égypte et le père de trois des plus grands dirigeants de l’histoire juive.
Dans son usage le plus courant, le terme hébraïque ‘hallah désigne les deux pains qui constituent le cœur même du repas de Chabbat. Mais, dans son sens le plus fondamental – biblique et halakhique – la ‘hallah est la portion de pâte que l’on prélève et que l’on consacre traditionnellement à D.ieu chaque fois que l’on prépare du pain.
Toute la cour du sultan Saladin d’Égypte se réjouit lorsque le grand Maïmonide, Rabbi Moché ben Maïmone, fut nommé médecin personnel du sultan. Tous s’en réjouirent, à l’exception d’Hakim, le médecin musulman qui occupait jusque-là cette fonction et se voyait désormais relégué au second rang…
Ce fut l'heure la plus sombre pour cette jeune nation. Esclaves dans une terre étrangère, soumis aux plus cruels décrets. Mais au moment où il semblait que les choses ne pouvaient être pires, un chef apparut, envoyé par D.ieu pour les sauver. C'est là que les choses ont empiré.
L’une des premières questions que Moïse posa à D.ieu au Buisson ardent fut: Ils me demanderont “Quel est Son nom?” Quelle est la portée de cette interrogation? Et quel est le sens de la réponse insaisissable de D.ieu?
Il apparaît dans son dernier livre, "Moïse et le Monothéisme", une œuvre des plus étranges qui parut en 1939, époque à laquelle Freud s’était réfugié en Angleterre…