Vayigach
L’obscurité n’aura pas le dernier mot
Dimanche dernier, sept jours après l’attentat qui a frappé la plage de Bondi, à Sydney, la communauté s’est retrouvée au même endroit pour la huitième bougie de ‘Hanouka. L’attaque avait ôté la vie à quinze personnes et blessé de nombreuses autres. Le choc fut immense, bien au-delà des frontières de l’Australie.
Le parc attenant à la plage de Bondi n’était pas un lieu anodin : au fil des années, il était devenu un espace de rassemblement, de joie partagée, de célébration ouverte de l’identité juive. C’est précisément là que la communauté a choisi de revenir. Devant près de 20 000 personnes venues de tous horizons, le Rav Yehoram Ulman ouvrit la cérémonie par ces mots simples et déterminés : « Je suis ici ce soir pour dire, haut et fort, que l’obscurité n’aura pas le dernier mot. »
Ces paroles ne cherchaient ni l’effet ni la consolation facile. Elles donnaient une direction. Car ‘Hanouka n’est pas seulement le souvenir d’une victoire ancienne ; c’est une manière d’habiter le présent. Une invitation à répondre à la violence non par le repli, mais par une intensification du bien, par un surcroît de lumière.
Les bougies allumées ce soir-là n’étaient pas de simples flammes commémoratives. Elles portaient les noms, les visages, les histoires des victimes, mais aussi l’engagement silencieux de chacun : continuer à vivre, à transmettre, à ouvrir des maisons et des cœurs. Autour de la ménorah se tenaient des responsables communautaires, des représentants civils, des voisins, des amis – unis par la certitude que la haine ne saurait définir l’espace public ni l’avenir.
Dans les jours qui ont suivi, cette réponse ne s’est pas limitée à une veillée. Elle s’est prolongée dans un engagement plus large, incarné notamment par la campagne lancée officiellement par le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud : « One Mitzvah for Bondi » (« Une Mitsva pour Bondi »). Un appel simple : accomplir chacun une mitsva, un acte de bien concret, en mémoire des victimes et pour l’élévation collective. Une manière de traduire l’émotion en action, et la solidarité en responsabilité.
Le Rabbi de Loubavitch a souvent enseigné que l’obscurité ne se combat pas frontalement ; elle se dissipe lorsqu’on allume une lumière, même petite, mais réelle. À Bondi, ce principe a pris corps. Chaque présence, chaque prière, chaque mitsva accomplie a ajouté une étincelle à une clarté collective, plus forte que la peur.
Cet enseignement nous concerne tous. Chacun, dans son lieu de vie, peut devenir porteur de cette lumière : par une parole juste, un acte de bonté, une fidélité accrue à ce qui élève l’humain. Ainsi se tisse, jour après jour, une réponse silencieuse mais tenace à la violence du monde.
Et lorsque la lumière est choisie, partagée et multipliée, elle prépare le monde à sa plénitude. C’est ainsi, enseignent nos Sages, que se rapproche la venue de Machia’h : non par l’attente passive, mais par la décision quotidienne de faire reculer l’obscurité – une flamme à la fois.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
P.-S. Ce jeudi, nous avons célébré le Hei Tévet, la fête de la Victoire des Livres. Ce jour propice est l’occasion de se replonger dans l’histoire et la teneur de cet événement, de faire l’acquisition d’un (ou plusieurs) livre saint du judaïsme pour soi-même, pour quelqu’un de son entourage ou pour une bibliothèque communautaire, et de prendre une bonne décision pour élever notre quotidien à un niveau supérieur.
Une histoire remarquable de courage humain, celle de personnes ordinaires – Juifs et non-Juifs – qui, confrontées au mal le plus pur, ont fait l’impensable: elles ont couru vers lui.
Nous pouvons essayer d’enfermer la douleur, de la mettre de côté et de reprendre une vie normale aussi vite que possible. Ou bien nous pouvons faire ce que notre tradition nous enseigne. Nous pouvons rassembler la douleur, l’affronter avec honnêteté et la laisser alimenter une lumière plus grande.
Le monde vient d’apprendre qui était Reuven Morrison: un héros qui s’est placé sur la ligne de feu pour sauver des vies lors du massacre de Sydney.
Un beth din (“maison de loi”) est un tribunal juif. Il règle les litiges financiers, supervise la production casher, traite les questions de mariage et de divorce, et offre une orientation fondée sur la Torah.
En honorant ces vestiges de sainteté, nous nous rappelons que le divin n’est pas confiné aux cieux.
Joseph revèle finalement son identité; ses frères sont pleins de regrets, son père est transporté de joie, et tous viennent s'installer dans les terres fertiles de Goshen en Egypte. Happy end ou commencement tragique ?
Quel genre de question Joseph a-t-il posé à ses frères ? Chacun n'a-t-il pas un père ?
Il n’était pas suffisant pour Jacob de découvrir que Joseph était encore en vie physiquement. Il devait apprendre qu’il était aussi vivant spirituellement.