A'harei
Toujours vigilants
La paracha d’A’harei Mot que nous lisons ce Chabbat est également lue à Yom Kippour, le jour le plus saint de l’année.
Cette paracha est divisée en deux thèmes principaux : la première partie parle du service effectué au Temple en ce saint jour, puis la seconde change radicalement de sujet et énumère les relations charnelles interdites, telles que l’adultère, l’inceste et autres.
On peut se demander a priori pourquoi cette paracha a été choisie pour évoquer les relations interdites. Un tel sujet n’est-il pas aux antipodes de la sainteté de Yom Kippour ?
Le jour le plus élevé et le plus sacré de l’année, dont le service sacerdotal est le plus important, se trouve apparié aux comportements les plus dégradés auxquels peut se livrer un être humain.
Et le message est précisément : on ne doit jamais avoir une confiance aveugle en soi-même. On ne doit jamais se dire que l’on est parvenu à un niveau de sainteté tel que l’on est désormais libéré de toute tentation. On doit toujours être conscient de ses faiblesses.
C’est pourquoi, le jour le plus saint de l’année, à l’office de l’après-midi lors duquel notre corps est affaibli par le jeûne et nous nous sentons hautement spirituels, la Torah nous dit : « Attention ! Si tu ne contrôles pas ton animal intérieur, tu peux tomber très bas. »
Et il y a aussi le message inverse : même celui qui est tombé aussi bas dans le péché a toujours la possibilité revenir à lui-même et à D.ieu par le pouvoir transformateur de la Techouva.
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Une overdose d'amour, le jour le plus sacré de l'année, l'histoire de deux boucs et les mesures conte la promiscuité, aussi bien religieuse que profane...
Si lorsque nous prions ou que nous nous adonnons à n’importe quelle autre activité sainte nous ressentons de l’exaltation, mais que seule l’âme est du voyage, nous commettons la même sainte erreur que les fils d’Aharon.