En 2025, Chemini Atséret commence avant le coucher du soleil le 13 octobre. Sim’hat Torah débute à la tombée de la nuit le 14 octobre et se termine le lendemain soir. Voir ce lien pour les horaires exacts.
Chemini Atséret et Sim’hat Torah (un seul jour en Israël1) constituent une fête majeure (yom-tov), durant laquelle la plupart des formes de travail sont interdites. Les soirs précédant la fête, les femmes et les jeunes filles allument les bougies en récitant les bénédictions appropriées, et nous prenons des repas de fête chaque soir et chaque jour, précédés du kiddouch. Nous ne travaillons pas, ne conduisons pas, n’écrivons pas et n’allumons ni n’éteignons aucun appareil électrique pendant la fête. Il est permis de cuisiner à partir d’une flamme déjà existante et de porter des objets à l’extérieur, sauf pendant Chabbat.
Chemini Atséret et Sim’hat Torah - en bref
Apprenez les lois du yom-tov
Vous vous demandez comment fêter Chemini Atséret ? Lisez la suite !
Bougie de Yizkor
Dans certaines communautés, ceux qui réciteront Yizkor à Chemini Atséret (c’est-à-dire toute personne dont un parent est décédé) ont coutume d’allumer avant le début de la fête une bougie de yahrtzeit de 24 heures.
Bougies de la fête
Toutes les femmes et les jeunes filles (ou, s’il n’y a pas de femme adulte dans la maison, le chef de famille) allument les bougies pour accueillir la fête. Consultez ce lien pour connaître l’heure exacte d’allumage des bougies.
Après avoir allumé les bougies, on récite les deux bénédictions suivantes :
1. Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik ner chel Yom Tov.
Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d’allumer la bougie de la Fête.
[Lorsque Chemini Atséret tombe un vendredi soir, on remplace la bénédiction ci-dessus par la suivante :
Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik ner chel Chabbat véchel Yom Tov.
Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d’allumer la bougie du Chabbat et de la Fête.
]2. Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam chéhé’héyanou vekiyémanou vehiguiyanou lizmane hazé.
Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment.
Prières, hakafot et repas de fête
On récite les offices du soir de la fête à la synagogue. Dans de nombreuses communautés – en particulier ‘hassidiques et séfarades – on a également coutume d’effectuer des hakafot pendant la prière du soir de Chemini Atséret.
Après la prière, on prend un repas de fête dans la soukkah, sans réciter la bénédiction léchev bassoukah.2
On trempe la ‘hallah dans le sel. Jusqu’à présent, durant toutes les fêtes de ce mois, on trempait traditionnellement la ‘hallah dans le miel (plutôt que dans le sel3) : ce geste symbolise notre souhait de recevoir un verdict doux pour la nouvelle année à venir. Le jugement ayant été scellé la veille, à Hochaana Rabba, le miel n’a plus lieu d’être.
Office du matin
Les prières du matin de Chemini Atséret suivent l’ordre habituel des offices de fête : Amida de fête, Hallel et lecture spéciale de la Torah de la fête.
Comme à Yom Kippour et aux derniers jours de Pessa’h et de Chavouot, la prière de Yizkor (dans laquelle on implore D.ieu de se souvenir des âmes des défunts) est récitée par ceux dont un parent est décédé.
Avant de commencer la Amida de Moussaf, le gabaï, ou bedeau, annonce à voix haute : « Machiv haroua’h oumorid haguéchem » (« Il fait souffler le vent et tomber la pluie »). À partir de cette prière et jusqu’au premier jour de Pessa’h, ces mots sont insérés dans la deuxième bénédiction de la Amida.
Après la Amida silencieuse, l’arche sainte est ouverte et le ‘hazane – sur une mélodie rappelant la liturgie des Jours redoutables – commence la répétition de la Amida. Les premiers paragraphes de cette répétition incluent la prière spéciale de Guéchem (« la pluie ») : cette prière se compose d’une série de piyoutim (poèmes liturgiques) implorant D.ieu d’accorder des pluies abondantes et marque officiellement le début de la saison des pluies en terre d’Israël. À la fin de la répétition, les kohanim (prêtres) confèrent la Bénédiction sacerdotale.
L’après-midi de Chemini Atséret
Avant le coucher du soleil, il est d’usage de retourner dans la soukkah, de prendre une bouchée et de prendre congé de son ombre sacrée. Dans de nombreuses communautés, une prière spéciale est récitée en quittant la soukkah pour la dernière fois, mais cette coutume n’est pas observée dans les cercles ‘Habad.
On ne peut effectuer aucune préparation d’un jour de fête à l’autre. Chaque jour de la fête a sa propre importance et serait amoindri s’il servait à préparer le suivant. Ainsi, la cuisson et la mise de la table pour Sim’hat Torah, qui débute à la tombée de la nuit, ne pourront se faire qu’à ce moment.
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