Chemini Atséret-Sim’hat Torah
Jusqu’à faire danser la rue
Chers amis,
À Soukkot, des communautés juives du monde entier organisent des célébrations. À Crown Heights, le quartier du Rabbi à Brooklyn, des milliers de participants se retrouvent chaque soir pour une fête d’une ampleur exceptionnelle, qui se prolonge jusqu’à l’aube.
Ces célébrations portent le nom de Sim’hat Beth Hachoéva, la Joie du Puisage de l’Eau. Elles rappellent les réjouissances qui accompagnaient les offrandes d’eau versées sur l’autel du Temple de Jérusalem. Alors, de grands luminaires éclairaient Jérusalem, tandis que les Sages dansaient avec des torches. Le Talmud enseigne que « celui qui n’a pas vu ces réjouissances n’a jamais vu la joie ».
La célébration de Crown Heights prit sa forme actuelle à Soukkot 1980. Le Rabbi de Loubavitch appelait à une joie toujours plus grande. Les danses commencèrent dans la synagogue. Puis quelques jeunes sortirent danser sur le trottoir. D’autres les rejoignirent. Bientôt, des centaines de personnes dansaient sur la chaussée, et la police interrompit la circulation.
Au fil des années, le Rabbi en précisa le sens : la joie doit rayonner au-delà de celui qui l’éprouve, de sa maison, de sa Soukkah et de sa communauté, jusqu’à ce que « la rue elle-même danse ».
Cette expression mérite que nous nous y arrêtions. La rue, c’est le chemin que nous empruntons pour aller travailler ou faire nos courses. Nous y croisons tant de visages sans vraiment les regarder. À travers nos chants et nos danses, la rue elle-même devient un lieu où se manifeste la joie de servir D.ieu.
Nous aussi, nous avons parfois tendance à garder les moments les plus lumineux de notre vie dans un cercle familier. Nous sommes heureux entre proches, nous nous sentons portés par la prière ou par un enseignement, puis nous reprenons nos habitudes. Le Rabbi nous appelle à prolonger cette lumière au-dehors, à laisser la joie reçue changer notre manière d’aller vers les autres.
Cela peut commencer très simplement : rejoindre une célébration, inviter celui qui reste à l’écart, faire une place sous notre Soukkah à quelqu’un qui aurait passé la fête seul. Une main tendue suffit parfois pour qu’une personne cesse d’être spectatrice et se sente attendue. À cet instant, la joie devient réellement commune.
Lorsque l’élan nous manque, nous pouvons faire un premier pas avec nos fatigues et nos préoccupations. En rejoignant les autres, nous recevons parfois d’eux la force qui nous faisait défaut. Le Rabbi encourageait chacun à se réjouir davantage chaque soir. Chaque soirée peut ainsi être l’occasion d’élargir le cercle et de faire entrer quelqu’un de plus dans la joie.
Le Rabbi voyait dans cette joie qui transforme notre entourage une préparation à la venue de Machia’h, lorsque la présence divine se révélera à tous. Puissions-nous bientôt nous retrouver à Jérusalem, autour du Temple reconstruit, pour une joie qui embrassera le monde entier.
‘Hag Saméa’h !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
P.-S. Consultez nos rubriques sur la fête de Chemini Atséreret-Sim’hat Torah qui commence ce vendredi soir, en cliquant ici.
Chaque Soukkot, nous défilons en cercle en récitant d’anciennes prières. D’où vient cette coutume? Que signifie-t-elle? Comment la pratiquer? Découvrons ensemble cette tradition particulière.
L’arbre ne donne aucun fruit et ses feuilles ne dégagent aucun parfum. Pourtant, c’est précisément dans cette “absence d’éclat” que nous reconnaissons la présence de quelque chose qui la dépasse. Le dépouillement du saule révèle le point intérieur de l’âme juive, indivisible et donc dépourvu de qualités distinctives discernables…
Pendant les sept jours de Soukkot, les Juifs tournent en rond, chargés d’un assortiment de végétaux verts et jaunes. Puis, à Sim’hat Torah, ils dansent en rond en portant des rouleaux hébraïques et s’échauffent jusqu’à la frénésie.
Netanyahou se souvient qu’il était assis dans son bureau quand on frappa à la porte. “Il y a un homme qui souhaite vous voir. Il dit qu’il vous connaît.” Entre alors un ‘hassid robuste, portant la barbe et des péot. “Je vous connais?” lui demanda Netanyahou…
Quel est le rapport entre Sim’hat Torah et la paracha que nous y lisons, Vezot Haberakha?
