Quelles sont les obligations fondamentales ?
• Chaque adulte est tenu d’envoyer, durant la journée de Pourim, au moins deux mets prêts à être consommés à au moins un ami. On appelle cette pratique Michloa’h Manot – certains utilisent aussi les termes Shala’h Manot ou Shala’h Manos. Cette obligation s’impose à tous : même une personne démunie, qui dépendrait de l’aide publique, doit s’en acquitter selon ces modalités minimales. Bien entendu, multiplier ces envois est une démarche digne d’éloges. De la même manière, un malade hospitalisé le jour de Pourim reste lié par cette mitsva ; il peut alors simplement échanger sa nourriture avec un autre patient juif.
• Si une personne est dans l’incapacité d’envoyer un unique Michloa’h Manot ou n’en a pas les moyens, il est possible de procéder à un échange avec autrui ; de cette manière, l’un et l’autre accomplissent la mitsva.
• Si l’on envoie des Michloa’h Manot à un individu alors que le destinataire est absent de son domicile et ne les reçoit qu’après Pourim, ce présent ne peut être considéré comme l’accomplissement de la mitsva de Michloa’h Manot.
• Celui qui voyage et se trouve loin de chez lui doit veiller à accomplir la mitsva là où il se trouve. Il ne peut se contenter des envois effectués par sa famille en son nom, à moins qu’il ne les informe spécifiquement (soit à l’avance, soit le jour même par téléphone, courriel, etc.) qu’il souhaite qu’ils envoient un colis de Michloa’h Manot en son nom. Il est d’usage de rendre la pareille, c’est-à-dire que le destinataire doit également offrir au donateur un Michloa’h Manot.1
Quand envoyer les Michloa’h Manot ?
• Pour accomplir la mitsva des Michloa’h Manot, il faut les envoyer pendant la journée de Pourim. On ne s’acquitte pas de cette obligation en les envoyant la nuit précédente ou la nuit suivante.
• Il est préférable que les Michloa’h Manot soient donnés après la lecture de la Méguila, une fois que la bénédiction de Chéhé’héyanou précédant ladite lecture a été récitée.
Comment envoyer les Michloa’h Manot ?
• Les Michloa’h Manot doivent être envoyés par les hommes à des amis hommes et par les femmes à des amies femmes. On ne doit pas envoyer de Michloa’h Manot à une personne qui se trouve dans l’année de deuil pour l’un de ses parents, ou dans la période de deuil de trente jours pour son conjoint, un frère, une sœur ou un enfant, à D.ieu ne plaise. Toutefois, la personne en deuil est autorisée à accepter les Michloa’h Manot si quelqu’un, ignorant cette loi, lui en a effectivement envoyé.
• Il est préférable que les Michloa’h Manot soient livrés par l’intermédiaire d’un tiers. Ce tiers peut même être un enfant. Cependant, celui qui a livré personnellement ses propres Michloa’h Manot s’est tout de même acquitté de la mitsva. On peut accomplir la mitsva des Michloa’h Manot en les envoyant à son rabbin, ou un enseignant à son élève, un père à son fils ou un fils à son père.
• Lorsque la bénédiction de Chéhé’héyanou est récitée lors de la lecture du matin, on doit avoir à l’esprit que cette bénédiction inclut également les mitsvot des Michloa’h Manot, du don de charité aux pauvres et du repas festif de Pourim.
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