Par la grâce de D.ieu,
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5743 [11 juillet 1983]
Brooklyn, N.Y.

Docteur Aharon …, M.D., F.R.C.P.(C)
Hôpital Mount Sinai
Toronto, Canada

Salutation et bénédiction,

J’ai bien reçu votre lettre datée du 19 Tamouz et j’apprécie la délicatesse avec laquelle vous avez pris le soin de m’écrire en détail au sujet de notre estimé ami commun. Il ne fait aucun doute que vous avez déjà reçu des nouvelles de votre patient, lequel est demeuré en contact avec moi.

Je suis profondément heureux de constater l’attention personnelle et la sollicitude dont vous avez témoigné envers votre patient. Il est certes inutile de vous rappeler combien il est précieux, même d’un point de vue thérapeutique, pour un malade de percevoir que son médecin lui accorde une attention personnelle et sincère. Cette attention revêt une importance d’autant plus grande lorsqu’il s’agit d’une personne sensible, et plus encore s’agissant de notre ami commun, véritablement un homme exceptionnel, qui vit selon les préceptes de la Torah et, en particulier, selon le Gand Principe de la Torah : Veahavta Lere’akha kamokha (« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »).

Ce qui précède, soit dit en passant, trouve une résonance toute particulière en ces jours des Trois Semaines, qui rappellent à tout Juif la nécessité de fournir un effort renouvelé pour contrecarrer, puis éliminer la cause même des événements douloureux que ces jours commémorent, et hâter l’avènement du jour où ces temps de tristesse se changeront en jours de joie et d’allégresse.

Je vous souhaite une pleine Hatsla’ha dans le suivi de ce patient, ainsi qu’avec l’ensemble de vos patients et dans toutes vos entreprises.

Avec ma bénédiction,