La lecture de la Torah de cette semaine, Choftim, est toujours lue le premier Chabbat du mois d’Eloul. Comme rien n’est dû au hasard, cette paracha doit contenir d’importantes leçons qu’il nous appartient de mettre en œuvre au cours de ce mois propice.
Choftim signifie « juges ». La Torah nous ordonne de nommer des juges vertueux dans chaque ville et chaque province. Sur le plan littéral, ce commandement se réfère aux juges qui statuent sur les questions civiles, pénales et religieuses. À un niveau plus profond, cependant, ce commandement, ainsi que ses différentes dispositions, a une grande signification pour chacun de nous dans nos vies personnelles. Examinons l’un des détails de cette loi :
« Ne pervertis pas la justice ; ne fais pas de favoritisme, et ne prends pas de présent corrupteur. »1
Une fois que la Torah a interdit la perversion de la justice, est-il encore nécessaire d’interdire la corruption ? Peut-il y avoir un plus grand déni de justice que la corruption ? Rachi, le célèbre commentateur biblique, explique que la Torah interdit la corruption même dans un cas où le donateur stipule que l’argent est accordé à la condition que le juge délivre un verdict juste ! Car, dès que le juge sera ainsi « corrompu », il deviendra partial en faveur de cette personne et sera incapable de rendre une décision objective. Comme le dit ensuite le verset : « car la corruption aveugle les yeux des sages. » Dès qu’existe une parenté entre un juge et une des parties, ce juge est inapte à traiter cette affaire.
Durant le mois d’Eloul, chaque personne est censée juger ses actions et ses réalisations de l’année précédente. Toutefois, chaque personne est « corrompue » par un sentiment d’amour-propre, et est incapable de faire une évaluation de soi tout à fait juste. Par conséquent, chaque personne doit nommer pour soi un « juge », un mentor spirituel impartial qui peut émettre un avis objectif.
En outre, la conscience même qu’à la fin de chaque semaine ou de chaque mois on aura à discuter de ses accomplissements spirituels avec quelqu’un d’autre est souvent suffisante pour pousser un individu sur la voie de l’amélioration. Comme l’a dit Rabbi Yo’hanan ben Zakaï à ses disciples : « Si seulement vous craigniez D.ieu autant que vous craignez votre prochain. »

Je suppose que c'est une bénédiction de recevoir à 57 ans de ma mère de 80 ans une correction verbale sur un mot profondément blâmable de ma part, mot que je n'ai pas vu ni senti et qui est sorti spontanément. Je suppose que c'est une bénédiction d'avoir eu la chance de sentir chaque mot de sa réprimande sans bouger pour tout entendre et comprendre ce qui se trouve dans mon "angle mort" hors contrôle. Je n'avais pas de juge sous la main, j'ai juste senti qu'il était au dessus de nous et exigeait que j'encaisse le choc et travaille désormais sur mon "pas beau invisible". Oui un mot peut détruire une année mais l'endurer, le démanteler, en expurger la source aussi microscopique soit elle, peut sauver cette année. Je veux juste dire moi aussi que quand on a un lieu de confiance, une personne fiable pour s'exprimer, on soulève des montagnes ou un tas de feuilles mortes sans peur. Elle a du cran ma mère et vous aussi sur le site, merci.