Sept des dix plaies sont décrites dans la lecture de la Torah de cette semaine. Le but de ces plaies était le suivant, comme D.ieu l’a dit à Moïse : « Afin que tu puisses raconter à tes enfants et aux enfants de tes enfants comment J’ai tourné l’Égypte en dérision, en y accomplissant des signes miraculeux. »1

Pharaon se définit par ses fanfaronnades obstinées : « Je ne connais pas D.ieu »2 et « le fleuve est à moi, c’est moi qui l’ai façonné »3 , niant l’influence de D.ieu dans notre monde pour la remplacer par une foi en soi et en la puissance de l’homme.

La finalité fondamentale des plaies était d’invalider cette approche : manifester la divinité au grand jour afin que tous puissent la percevoir et, ce faisant, briser l’orgueil de Pharaon et de son peuple.

D.ieu persista dans cette œuvre jusqu’à ce que « l’Égypte sache que Je suis D.ieu »4 , et l’orgueil de Pharaon fut brisé. Il vint trouver Moïse en pleine nuit, implorant la miséricorde de D.ieu.

Mais cette démonstration ne s’adressait pas à Pharaon seul. Les miracles de la Sortie d’Égypte constituent un témoignage, pour les générations à venir, de la maîtrise de D.ieu sur l’ordre naturel. En Égypte, même Pharaon n’eut d’autre choix que de reconnaître la divinité. À d’autres moments, l’influence de D.ieu peut être moins visible, mais c’est toujours Lui qui gouverne notre monde et façonne notre destinée.

La nature elle-même n’est rien d’autre qu’une succession récurrente de miracles. Car y a-t-il une raison pour que le soleil se lève, ou pour que l’herbe pousse ?

Mais, au-delà de l’ordre naturel, une main divine dirige nos vies. Rien n’arrive par hasard. Bien au contraire, d’une manière que seule Sa sagesse infinie peut saisir pleinement, D.ieu guide nos existences et accomplit des miracles en notre faveur.

Tel est le message que portent les miracles des plaies : sonder ce qui se cache sous la surface et prendre conscience de l’intervention de D.ieu dans nos vies. La seule différence entre les plaies d’Égypte et notre situation actuelle réside dans le degré de clarté selon lequel la main de D.ieu se manifeste ; mais la présence – et l’action – de cette main demeurent inchangées.