La lecture de la Torah de cette semaine, Réeh, commence ainsi : « Aujourd’hui, je place devant vous la bénédiction et la malédiction : la bénédiction si vous observez les commandements de D.ieu, et la malédiction si vous ne les observez pas. »

L’homme reçoit le libre arbitre. D.ieu ne le contraint pas à accepter les commandements, ni ne lui fait obstacle s’il choisit de ne pas les suivre. Le choix nous appartient.

Pourquoi D.ieu a-t-Il voulu cela ? Après tout, Il est le Créateur de toute existence et aurait pu façonner l’homme comme Il l’entendait. Pourquoi lui a-t-Il donné la possibilité de Lui désobéir et de L’ignorer ?

Parce que sans un tel défi, quelle valeur aurait le service divin de l’homme ? Si l’homme était un simple automate, accomplissant naturellement et spontanément la volonté de D.ieu, pourrait-il revendiquer le moindre mérite pour ses efforts ? Et cela pourrait-il apporter la moindre satisfaction à D.ieu ? Quelle satisfaction tirer de l’inévitable ?

C’est précisément lorsque l’homme a une alternative, quand il vit dans un monde où la divinité n’est ni manifeste ni évidente, et qu’il nourrit des désirs personnels qui entrent en conflit avec les décrets de la Torah, que son choix de servir D.ieu devient véritablement vertueux. Pour que l’homme serve D.ieu dans de telles conditions, il doit puiser au plus profond de lui-même et déployer de puissantes énergies spirituelles. Un tel service constitue un accomplissement, qui apporte satisfaction tant à l’homme qu’à D.ieu.