Michpatim : une étude assidue

Niché au fond de la Paracha de cette semaine, là où il a toutes les chances de passer inaperçu, nous lisons le passage suivant :

D.ieu dit à Moïse : Monte vers Moi sur la montagne, et reste là ; et Je te donnerai les tables de pierre, et la Torah et les commandements, que J’ai écrits pour les guider.

Les premiers maîtres ‘hassidiques font remarquer que le mot hébreu lehorotam, « pour les guider », peut aussi être considéré comme signifiant « pour leur grossesse », ce qui implique que l’étude de la Torah est analogue à la grossesse.

Comment cela ?

Même à l’âge de la soupe instantanée et de la VOD, il n’est pas possible de faire que les bébés se développent plus rapidement. L’étude de la Torah demande du temps. Jour après jour, semaine après semaine, année après année.

La naissance est décrite comme un miracle. Un être vivant émerge d’un autre. En étudiant la Torah, nous pouvons littéralement renaître comme des personnes plus divines, plus conscientes et plus sensibles.

Enfin, une personne sage a dit un jour : « On ne peut pas être à moitié enceinte. » La vraie réussite dans l’étude de la Torah exige un dévouement absolu et une concentration totale, quelque chose auquel nous pouvons tous aspirer.