Vayakhel-Chekalim
L’unité entre nous et à l’intérieur de nous
Chers amis,
Nous lisons cette semaine dans la Torah la paracha de « Vayakhel ». C’est à l’occasion de celle-ci que le Rabbi prononça son dernier discours en date, en 1992, dans lequel il développa, entres autres, l’idée suivante :
« Vayakhel – Et il [Moïse] rassembla… », le nom de cette paracha, évoque la nécessité de l’unité qui doit être la nôtre, et qui préfigure et mène à l’unité intrinsèque de toute la création lors des Temps Messianiques à venir prochainement.
Il n'est toutefois pas seulement question de rassembler une nation dispersée. De nos jours, nous rencontrons souvent des personnalités fragmentées, des individus qui ont du mal à intégrer leurs différentes pulsions et motivations. La source de cette poussée centrifuge réside dans un manque de coordination au sein de notre constitution spirituelle complexe. Notre âme possède dix facultés différentes et nous avons la tâche constante et continue de trouver l'harmonie entre celles-ci.
Comment une telle unité est-elle établie ? Comment concilier les forces divergentes de notre personnalité ? En les consacrant à D.ieu. Lorsqu'une personne s'engage totalement envers D.ieu, elle acquiert un sentiment d'accomplissement complet qui lui permet d'établir l'harmonie entre les divers éléments de son être.
Et l'unité ainsi établie n'est pas factice, ni surimposée. Au contraire, comme l’âme est « une part véritable de D.ieu d'en haut », cette unité reflète la vérité profonde de chaque personne. C’est pourquoi chaque faculté reflète ce noyau divin fondamental.
Cette perspective est particulièrement puissante lorsqu'elle est appliquée à notre vie quotidienne : de fait, cette connexion intrinsèque avec le Divin imprègne nos processus de pensée même pendant que nous dormons, car, lorsque nos facultés sont en sommeil, notre essence émerge, et celle-ci est toujours connectée à D.ieu. En nous réveillant le matin, cependant, nous devenons conscients de notre propre existence en tant qu’être distinct. Mais immédiatement, en nous abandonnant à D.ieu en Lui exprimant notre reconnaissance en disant le Modé Ani, nous puisons les forces de percevoir tout au long de la journée comment le monde dans toute sa diversité ne fait qu’un avec son Créateur.
Cette reconnaissance de notre unité fondamentale avec les autres ne doit cependant pas demeurer à l’état de sentiment, mais doit également nous inspirer à agir avec générosité et compassion envers ceux qui nous entourent. Que ce soit à travers des actes de bienfaisance ou des dons à la tsédaka, chaque geste contribue à renforcer les liens qui nous unissent.
Puisse cette unité nous valoir la bénédiction ultime, l’avènement du moment où D.ieu « sonnera du grand shofar » et, tous ensemble, « avec nos jeunes et nos vieux, avec nos fils et nos filles », le peuple juif tout entier se retrouvera en Terre d’Israël, à Jérusalem, dans le Troisième Temple. Puisse cela arriver dans le futur immédiat.
Chabbat Chalom !
Vos amis @ Fr.Chabad.org
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