Vaye’hi
Élever les Enfants d’Israël
Chers amis,
La lecture de la Torah de cette semaine nous relate que quand notre patriarche Jacob fut vieux et malade, Joseph lui amena ses deux fils, Éphraïm et Manassé, pour qu’il les bénisse.
Jacob dit alors à Joseph : « À présent, tes deux fils qui te sont nés en Égypte avant que je vienne auprès de toi en Égypte, deviennent les miens. Éphraïm et Manassé seront pour moi comme Ruben et Simon. » (Genèse 48,5)
Ainsi, Jacob considéra ses petits-fils Éphraïm et Manassé, nés en Égypte, comme ses propres fils, les élevant ainsi au rang de fondateurs de tribus.
Qu’est-ce qui rendit cela possible ? Leur éducation.
Joseph, leur père, les avait élevés selon les valeurs et les principes que Jacob lui avait inculqués dans sa jeunesse. Ainsi, même s’ils étaient nés en Égypte, une terre d’exil immorale et corrompue, Éphraïm et Manassé étaient imprégnés de la tradition et de la spiritualité de Jacob. Ils étaient « ses enfants » au sens le plus profond du terme.
Cette leçon résonne avec force aujourd’hui. Alors que nous, le peuple juif, continuons à vivre dans un exil prolongé, nous sommes confrontés au défi crucial d’éduquer nos enfants dans un environnement qui peut souvent sembler éloigné de nos racines et de notre foi.
Mais le message de Jacob est clair : l’éducation est la clé. Si nous investissons le temps et les ressources nécessaires pour transmettre nos valeurs et notre héritage à nos enfants, alors ils seront vraiment « nos enfants », les Enfants d’Israël. Peu importe où ils grandissent, ils porteront avec eux l’essence de notre foi et de notre tradition, et auront à cœur de la mettre en pratique.
L’exemple d’Éphraïm et Manassé nous rappelle que l’éducation ne se limite pas à l’enseignement académique. C’est un engagement profond à modeler les cœurs et les esprits de nos enfants, à leur montrer la beauté et la profondeur de notre héritage. C’est une tâche qui demande certes de la patience, de la persévérance et de l’amour, mais avant tout d’être soi-même un exemple vivant des valeurs et des pratiques que nous souhaitons transmettre, tout comme Joseph fut à l’image de son père Jacob.
En offrant à nos enfants une éducation juive fidèle à notre héritage trois fois millénaire de Torah et de mitsvot, nous perpétuons la chaîne qui relie chaque génération à celle qui l’a précédée, jusqu’à Abraham, Isaac et Jacob, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa.
Le Midrash enseigne que lorsque D.ieu se révéla lors de l’Ouverture de la mer après la Sortie d’Égypte, les enfants furent ceux qui « Le reconnurent en premier ». Nul doute que ce sera également le cas lors de la révélation divine qui accompagnera la venue prochaine de Machia’h.
Chabbat Chalom de vos amis @ Fr.Chabad.org
Si nous sommes une religion, alors certains Juifs sont plus juifs que d’autres, d’autres moins, et beaucoup, pas du tout. Rien n’a sûrement été aussi préjudiciable au peuple juif que l’idée moderne selon laquelle le judaïsme est une religion.
Ce que vous demandez est en fait: si D.ieu est partout, pourquoi la prière serait-elle plus efficace à un endroit qu’à un autre? En vérité, on peut poser la même question en ce qui concerne la prière dans une synagogue par rapport à la prière à la maison…
“Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant l’arrivée du jour de D.ieu, grand et redoutable.” Pourquoi Élie? Et quel rôle jouera-t-il?
“Torah” désigne les Cinq Livres de Moïse, la Bible hébraïque tout entière, et l’ensemble du corpus des connaissances religieuses juives. C’est à travers la Torah que le Créateur exprime le dessein, l’intention et le désir qui sous-tendent l’existence de toute chose.
Les 70 âmes de la famille de Jacob deviennent les douze tribus d'Israël. Des secrets cosmiques sont presque révélés. Les enfants d'Israël sombrent encore plus profondément dans l'exil, mais emportent avec eux la promesse du souvenir.
Inhérente à notre nature est une aspiration perpétuelle à s’améliorer. Mais non moins essentiel à notre être est notre réceptivité et notre sens du sacrifice, notre conviction qu’il n’est rien de plus grand que l’abnégation au nom d’une grande cause. Ce sont le « Jacob » et la « Rachel » qui existent en chaque homme et chaque femme.
N’avons-nous pas tous en nous des souvenirs qui suscitent nos émotions les plus fortes contre des personnes qui nous ont trompés ou induits en erreur?