Michpatim
Michpatim : une étude assidue
Niché au fond de la Paracha de cette semaine, là où il a toutes les chances de passer inaperçu, nous lisons le passage suivant :
D.ieu dit à Moïse : Monte vers Moi sur la montagne, et reste là ; et Je te donnerai les tables de pierre, et la Torah et les commandements, que J’ai écrits pour les guider.
Les premiers maîtres ‘hassidiques font remarquer que le mot hébreu lehorotam, « pour les guider », peut aussi être considéré comme signifiant « pour leur grossesse », ce qui implique que l’étude de la Torah est analogue à la grossesse.
Comment cela ?
Même à l’âge de la soupe instantanée et de la VOD, il n’est pas possible de faire que les bébés se développent plus rapidement. L’étude de la Torah demande du temps. Jour après jour, semaine après semaine, année après année.
La naissance est décrite comme un miracle. Un être vivant émerge d’un autre. En étudiant la Torah, nous pouvons littéralement renaître comme des personnes plus divines, plus conscientes et plus sensibles.
Enfin, une personne sage a dit un jour : « On ne peut pas être à moitié enceinte. » La vraie réussite dans l’étude de la Torah exige un dévouement absolu et une concentration totale, quelque chose auquel nous pouvons tous aspirer.
L’histoire humaine est jonchée d’idées que l’on croyait belles en leur temps, et qui ont continué à avoir des adeptes bien après que leur laideur et leur mal inhérent eurent été révélés.
Dans le Saint Temple de Jérusalem, les prêtres devaient laver leurs mains avant de commencer leur service quotidien. Et chaque personne est un prêtre dans le temple de son foyer et de son cœur...
Aux environs de l’année 5425 (1665) un groupe de Mystiques s’étaient réunis prenant sur eux-mêmes la tâche urgente de tenter d’élever et d’améliorer la position spirituelle des Juifs...
Lorsque les deux élèves approchèrent, ils virent leur maître assis dans la neige, qui pleurait et qui priait. Il se hâtèrent de quitter les lieux...
Des serviteurs contractuels, des taureaux belliqueux, des prêts partiellement remboursés, des voleurs sanctionnés, la séparation du lait et de la viande - les lois, les détails techniques, les ramifications et le profond apport spirituel de ces commandements et des 48 autres qui figurent tous dans notre paracha
La Torah ne dit pas: «Abolissez l’esclavage.» Pourtant, il semble bien que c’est ce qu’elle aurait dû faire. N’était-ce pas la finalité même de toute cette histoire?
Nous classifions instinctivement le monde en espèces, éléments, genres, et selon d'innombrables autres critères. Mais dans quelle mesure ces distinctions sont-elles réelles? Un approfondissement de l'interdiction biblique de cuire de la viande avec du lait.
Cyberespace, espace interstellaire, espace intérieur. Séquençage du génome, globalisation. Cartes à puce, bombes intelligentes, cellules souches et téléphones cellulaires... Avons-nous encore besoin de nous soumettre à un antique code de lois, alors que nous sommes tellement plus avancés que nos ancêtres ?