C'est l'interdiction qui nous a été faite d'avoir des relations intimes avec la femme de notre prochain. Elle est énoncée dans la Torah en ces termes : "Ne t'unis point charnellement avec la femme de ton prochain..."
La punition, pour celui qui viole ce commandement, varie selon les circonstances. Si la femme n'est que fiancée à un autre, ils sont tous deux passibles de la lapidation, comme précisé dans la Torah. Au cas où c'est la fille [mariée] d'un prêtre, elle est exécutée par le feu et lui par strangulation. Dans l'hypothèse où elle est la fille [mariée] d'un [simple] israélite, la peine capitale pour tous les deux est l'étranglement. Toutes ces sanctions ne sont appliquées qu'à la suite d'un témoignage valable, faute de quoi l'homme est passible de retranchement. Il faut aussi qu'il ait agi intentionnellement; à défaut, il doit apporter une offrande expiatoire fixe.
Dans les dix commandements également, l'interdiction à ce sujet est formulée ainsi : "Ne commets point d'adultère". Il s'agit précisément de la prohibition d'avoir des rapports intimes avec la femme de notre prochain. Dans la Mekhilta, on trouve le commentaire suivant : "Ne commets point d'adultère : pourquoi cette injonction ? Parce que le verset : l'homme et la femme adultères doivent être mis à mort nous indique la sanction, mais non la mise en garde. C'est la raison pour laquelle la Torah précise : Ne commets point d'adultère" Le Sifra affirme en outre : "Si un homme commet un adultère avec la femme d'un autre homme, avec la femme de son prochain... : ce verset nous indique la sanction, mais non la mise en garde. C'est pourquoi la Torah précise : Ne commets point d'adultère, s'adressant aussi bien à l'homme qu'à la femme". Pour la mise en garde, nos Sages n'ont pas cité : "Ne t'unis point charnellement avec la femme de ton prochain", car ce verset ne s'adresse qu'à l'homme et non pas, à la fois, à l'homme et à la femme adultères. Il en va de même pour ce qui est des autres relations prohibées : on aurait pu penser que la mise en garde les concernant ne s'adresse pas également à la femme. [Pour nous éviter cette erreur] nos Sages ont déclaré : "Que nul de vous n'approche [d'aucune proche parente] pour en découvrir la nudité : le terme aucun est répété [en hébreu] deux fois pour montrer que la mise en garde s'adresse à la fois à l'homme, en ce qui concerne son attitude à l'égard de la femme [qui lui est défendue], et à cette dernière vis-à-vis du premier".
Dans la Guemara de Sanhédrin, ils ont en outre affirmé : "Tous les cas sont inclus dans : l'homme et la femme adultères. [Et là-dessus] le texte a "exclu" la jeune fille fiancée pour lui rappeler la lapidation, et la fille d'un prêtre pour appliquer la mort par le feu".
Nous avons déjà expliqué ce sujet dans l'Introduction de cet ouvrage.
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