La circoncision

La brith, ou brith mila, est la cérémonie juive de la circoncision. Ce rituel, qui a lieu le huitième jour de la vie, est effectué par un mohel (circonciseur) qualifié et constitue une joyeuse célébration marquant l’entrée d’un garçon juif dans l’alliance d’Abraham.

Le commandement

D.ieu ordonna au peuple juif (Lévitique 12,3) : « Le huitième jour, on circoncira la chair de son prépuce. » Cet acte achève la formation du corps et enseigne que notre perfection spirituelle, émotionnelle, morale et éthique exige un effort humain.

Bien des unions de la vie s’achèveront, mais la brith, la circoncision rituelle, symbolise notre alliance éternelle avec D.ieu – gravée dans notre chair, impérissable et inoubliable.

Pour plus d’informations, voir Pourquoi pratiquons-nous la circoncision ?

Moment et lieu

Crédit: Gershon Elinson/Flash90
Crédit: Gershon Elinson/Flash90

La brith s’accomplit à tout moment entre le lever et le coucher du soleil, le huitième jour à compter de la naissance.

Si des complications de santé retardent la circoncision, on la pratique dès que l’état de l’enfant est stable.

Traditionnellement, la synagogue, après la prière du matin, est le lieu préféré.

Les messagers – les kvatters

Photo: Clifford Lester
Photo: Clifford Lester

La mère conduit le nourrisson jusqu’au lieu de la circoncision.

Puis, un homme et une femme désignés – les kvatters –, en servent de messagers pour porter l’enfant des bras maternels jusqu’au site du rite.

Généralement un couple marié, la messagère, parée de ses plus beaux atours, reçoit le bébé de la mère ; elle le transmet au messager, enveloppé de son talith (châle de prière), qui l’achemine à destination.

À l’issue de la circoncision, les kvatters le restituent à sa mère par le même chemin.

La chaise d’Élie

La chaise d’Élie, utilisée lors des circoncisions, au centre ‘Habad-Loubavitch de Skokie, près de Chicago.
La chaise d’Élie, utilisée lors des circoncisions, au centre ‘Habad-Loubavitch de Skokie, près de Chicago.

La tradition réserve une chaise à Élie, l’« Ange de l’Alliance », lors de chaque brith ; maintes synagogues en possèdent une ornementale à cet effet.

L’un des présents reçoit l’honneur de déposer le bébé sur cette chaise, tandis que le mohel, circonciseur rituel, proclame : « Voici le siège d’Élie… » Il implore aussi sa présence à sa droite pour protéger l’enfant et veiller à ce que rien ne tourne mal pendant la circoncision.

Le représentant du père – le sandak

Photo: Clifford Lester
Photo: Clifford Lester

L’un des participants à la brith reçoit l’honneur de prendre le nourrisson de la chaise d’Élie pour le confier au père ; celui-ci l’assied sur les genoux du sandak, son représentant, qui le retiendra durant le rite.

Une fois assis, les mains du sandak sont désinfectées à l’alcool. Le mohel lui indique la posture requise et l’invite à l’immobilité absolue.

Pour plus d’informations, voir Celui qui tient le bébé – le « Sandak »

La brith mila proprement dite

Photo: Flash90
Photo: Flash90

Le père se tient auprès du mohel. Il lui tend le bistouri en le nommant son mandataire pour la circoncision ; cet instrument a double tranchant est extrêmement affûté pour minimiser la douleur.

Le mohel récite la bénédiction : « Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as ordonné la circoncision. »

Il procède alors la circoncision.

Le père récite la bénédiction : « Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as ordonné de le faire entrer dans l’Alliance d’Abraham notre père. »

L’assemblée répond : « De même qu’il est entré dans l’Alliance, ainsi puisse-t-il entrer dans la Torah, dans le mariage et dans les bonnes actions. »

Donner un nom à l’enfant

Un mohel aidant un père à lire le texte. Photo: Clifford Lester
Un mohel aidant un père à lire le texte. Photo: Clifford Lester

Un second sandak, dit « sandak debout », tient le nourrisson pendant que le mohel récite les bénédictions et lui donne son nom. Sur une coupe de vin, et à deux reprises lors de la nomination, le mohel trempe son doigt dans le vin pour en déposer de petites gouttes dans la bouche du bébé.

Pour plus d’informations, voir Le nom juif

Le repas festif

La communauté partage un repas festif en l’honneur de la brith, afin de prolonger la joie de l’événement.

Tous les convives se lavent les mains et rompent le pain ; le repas peut inclure viande, poisson ou produits laitiers, avec du vin toujours présent.

Il est d’usage d’y pratiquer la charité, de chanter des mélodies spirituelles ; le père du nourrisson prononce quelques mots sur la signification de la circoncision rituelle.

À la fin, on récite le birkat hamazone, agrémenté de six bénédictions spéciales pour la brith, accordant bonne santé et bénédictions au bébé, aux parents, au sandak et au mohel.