J’ai contribué de manière essentielle à la création d’une école primaire Loubavitch ici à Londres.

Au cours de ma première audience avec le Rabbi, de mémoire bénie, le Rabbi me déclara : « Il semble que vous ne mesuriez pas ce que vous avez accompli [en fondant cette école]. »

Il poursuivit : « Sachez que chaque mitsva produit un effet. Lorsqu’on fonde un établissement éducatif, cet effet se prolonge indéfiniment. » Cela m’a beaucoup surpris, au début.

Le Rabbi expliqua : « Même lorsqu’une personne quitte ce monde, l’éducation qu’elle a reçue continue de se transmettre à la génération suivante, et de cette génération à la suivante… »

Tels furent les derniers mots que le Rabbi m’adressa ce jour-là, puis il mit fin à l’audience.

Les diamants

Des années plus tard, j’ai également œuvré à la création d’un lycée Loubavitch pour garçons. Au cours de ce qui allait être ma dernière audience avec le Rabbi, je lui expliquai que je ne pouvais plus assumer financièrement le fonctionnement du lycée que nous avions fondé. La charge reposait, pour l’essentiel, sur mes épaules, et je sentais que cela dépassait les forces d’une seule personne.

Le Rabbi me sourit et déclara : « Je vais vous parler dans le langage d’un homme d’affaires. Imaginez que vous soyez dans le négoce des diamants. Si vous aviez un sac rempli de diamants et que j’y ajoutais encore quelques diamants “bleu-blanc”, vous plaindriez-vous ? »

Le Rabbi sourit de nouveau et dit : « Vous portez des diamants. Ne les déposez jamais : continuez. »

J’ai eu le mérite de soutenir des écoles durant plus de quarante ans. Si vous me demandiez comment cela est possible, je serais bien en peine d’en donner la moindre explication. Tout cela n’a été possible qu’avec l’aide de D.ieu.