Metsora
Chers amis,
Avec Pessa’h qui approche, s’offre de nouveau à nous le défi de faire de notre Séder une expérience pleine de sens, pour nous-mêmes, pour notre famille et pour tous ceux qui partageront avec nous ce moment si important.
Mais comment ressentir une connexion avec un événement arrivé à nos ancêtres il y a si longtemps ? Quelle relation pouvons-nous tisser avec D.ieu que nous ne voyons pas et que nous n’entendons pas ?
Voici une leçon enrichissante à ce sujet :
Rabbi Chalom Dovber de Loubavitch, le cinquième Rabbi de ‘Habad (1860-1920) quitta ce monde le second jour de Nissan, une date dont l’anniversaire tombe ce mercredi. Avant de rendre son âme, le Rabbi dit à son fils, Rabbi Yossef Its’hak : « Je vais au ciel, mais je vous laisse mes manuscrits. »
C’est dans ses écrits qu’il avait investi tout son être, ses pensées, ses sentiments et sa personnalité. Et lorsque l’on étudie ses écrits – et ils sont très nombreux –, c’est en effet une véritable rencontre avec Rabbi Chalom Dovber que nous vivons, et nous ressentons alors une connexion profonde avec lui.
Il en est de même de la relation avec le divin. Le Tanya enseigne que l’étude de la Torah établit une connexion unique avec D.ieu, plus profonde que celle que permet n’importe quelle autre mitsva.
Se préparer au Seder en étudiant des enseignements de la Torah qui éclairent l’expérience de Pessa’h, et partager ce que nous aurons appris avec nos convives, nous aidera (et, espérons-le, les aidera également) à avoir une rencontre personnelle et directe avec la Délivrance, et avec D.ieu.
Est-il vraiment nécessaire, après plus de 3000 ans, de continuer à commémorer la libération de nos ancêtres de l’esclavage en Égypte? Ne pouvons-nous pas passer à des questions plus pressantes et plus contemporaines?
Chacun des douze premiers jours de Nissan, un chef de tribu – le « Nassi » – parmi les douze tribus d'Israël apporta des offrandes inaugurales en tant que représentant de sa tribu. Nous avons pour coutume de commémorer cela par la lecture, chaque jour, de la section qui décrit les offrandes du Nassi ce jour-là. Le treize Nissan, nous lisons la partie relatant l’allumage de la Ménorah du Tabernacle, la contribution de la tribu de Lévi
Au cours du mois de Nissan, lorsque nous voyons un arbre fruitier en fleur, nous récitons une bénédiction pour remercier D.ieu de nous donner des arbres qui donnent des fruits.
Deux oiseaux, un vase d’argile, de l’eau vive, du bois de cèdre, un fil d’écarlate, un bouquet d’hysope, une maison, un Cohen et un bassin - c'est la paracha de Metsora
Compte tenu de la nature dégradante de la tsaraat, il semble étonnant qu’une paracha consacrée aux moyens de guérir une personne de cette affliction porte le nom de celui qui en est affecté...
L’implication en est que lorsqu’un malaise spirituel est négligé et qu’on le laisse s’installer, nous nous y habituons bien vite et nous n’en sommes plus conscients
Le Machia’h, le messie, est appelé dans le Talmud “le lépreux de la Maison de Rabbi”. Est-ce vraiment le nom qui convient à celui qui va apporter la lumière au monde?
