La paracha de cette semaine décrit les caractéristiques des quadrupèdes, poissons et oiseaux cashers et interdits. Na’hmanide dans son commentaire observe que les oiseaux interdits sont des prédateurs.

Parmi ces oiseaux prohibés se trouve la ‘hassida, traduite par « cigogne ». Le sens littéral du nom ‘hassida est « gentille », un nom approprié, dit Rachi, car cet oiseau est serviable avec ses congénères et partage sa nourriture avec eux.

Mais, si cet oiseau est gentil et sympathique, d’après Na’hmanide sa place aurait dû être parmi les oiseaux cashers et non parmi les oiseaux interdits.

Il ressort de cela une morale intéressante. La ‘hassida est utile à ses congénères, mais elle est parfaitement indifférente au sort des oiseaux des autres espèces. La bienveillance envers les siens n’est pas suffisante. Si nous distinguons entre un ami dans le besoin et un étranger dans les mêmes circonstances, entre ceux de notre espèce et les autres, nous ne sommes pas « gentils ». La bonté doit être universelle. Tout celui qui a besoin d’aide mérite d’être aidé.