Vayelekh
Chaque jour compte
Dans la prophétie d’Ézéchiel (40,1), nous trouvons une expression surprenante à propos de Yom Kippour : « Au jour de Roch Hachana, le dixième du mois ». Nos Sages en déduisent qu’il existe un lien profond entre Roch Hachana et Yom Kippour : les deux sont, en vérité, les différentes facettes d’un même mouvement spirituel.
Ces jours qui s’étendent de Roch Hachana à Yom Kippour sont appelés les « Dix Jours de Téchouva ». Ils constituent un temps unique, où chaque instant possède une portée décuplée. Le Ari zal enseigne que la semaine complète qui se trouve à l’intérieur de cette période – du dimanche au Chabbat – est dotée d’une qualité particulière : le dimanche sert de réparation à tous les dimanches écoulés de l’année, et de préparation à ceux qui viendront ; le lundi agit de même pour tous les lundis, et ainsi de suite.
Il s’agit d’une idée étonnante. Habituellement, lorsque nous parlons de repentance, nous pensons au passé : regretter nos manquements et chercher à les corriger. Or ici, il est dit que ces jours ne se contentent pas de réparer ; ils plantent aussi les graines de notre avenir. En vivant un dimanche de Téchouva, empli de conscience et de retour à D.ieu, nous modelons déjà la forme spirituelle de tous les dimanches qui suivront dans l’année.
C’est que Roch Hachana est comparé à la « tête » de l’année, un instant qui renferme en puissance tous les jours à venir, de la même façon que la tête contient et dirige la vitalité de tout le corps. Ainsi, chacun des Dix Jours de Téchouva concentre en lui la force d’orienter les jours équivalents de l’année entière.
On comprend alors pourquoi chaque détail de ces jours revêt une telle importance. Ce que nous choisissons de penser, de dire ou de faire pendant ce laps de temps n’a pas seulement un effet immédiat : cela façonne le fil conducteur de notre existence future. Un simple acte de bonté, une prière dite avec plus de ferveur, une pensée tournée vers le bien, se déploient bien au-delà du moment présent et deviennent un réservoir d’énergie pour l’année entière.
C’est une invitation à vivre ces jours avec intensité et responsabilité. Non pas sous le poids de la crainte, mais dans la joie de savoir que nous avons la capacité d’écrire notre année, jour après jour, dès maintenant.
Lorsque nous utilisons cette semaine pour réparer et pour construire, nous rapprochons le monde de sa perfection ultime. Chaque choix de retour, chaque pas vers D.ieu, contribue à préparer le temps où toute l’humanité reconnaîtra Sa royauté, à l’ère de Machia’h.
Chaque jour compte. Et cette semaine, chaque jour compte double.
À partir de Roch Hachana et jusqu’à Yom Kippour inclus, commencent les Dix Jours de Téchouva – de retour à D.ieu. Ces jours sont une période centrale du mois de Tichri.
Les Dix Jours de Techouva nous sont donnés pour nous permettre de nous repentir et expier tous les actes fautifs commis au cours de l’année précédente et améliorer notre mode de vie dans cette nouvelle année.
À un certain point nous avons vécu suffisamment pour voir que chacun de nos choix a été fait dans l’ignorance.
En larmes, Devora Léa les implora: “Je vous demande de prêter un serment solennel, qui ne puisse être annulé, que vous accomplirez ma requête, même si une vie humaine est en jeu.”
Le dernier jour de la vie de Moïse... La Torah est mise par écrit... Le pouvoir de la communauté... Une prédiction désespérante et une promesse encourageante...
Chaque traducteur est confronté à deux objectifs contradictoires: transmettre fidèlement le contenu d’origine, et le rendre compréhensible, intéressant et «naturel» dans son habillage étranger.Jusqu’où peut-il aller? Le Rabbi de Loubavitch voit un précédent dans le premier rouleau de la Torah écrit par Moïse.
Il est compréhensible que les Tables de la Loi se trouvaient dans le Saint des Saints. Mais quel rapport le Séfer Torah avait-il avec ce lieu? Et qu’est-ce que cela nous apprend sur Roch Hachana?