C'est l'interdiction qui a été faite au juge d'écouter les déclarations de l'un des justiciables si ce n'est en présence de la partie adverse. Elle est prononcée en ces termes dans la Torah : "N'accueille point un rapport mensonger". Du fait que, le plus souvent, les déclarations du justiciable, en l'absence de sa partie adverse, seront mensongères, il est défendu au juge de les écouter, de telle sorte qu'il n'en retire pas une fausse optique du cas. La Mekhilta s'exprime ainsi : "N'accueille point un rapport mensonger : c'est d'une part, une interdiction faite au juge d'écouter l'un des justiciables tant que sa partie adverse n'est pas présente et, d'autre part, une défense au justiciable de présenter ses arguments au juge jusqu'à ce que sa partie adverse soit avec lui". C'est pour mettre en garde contre une telle conduite qu'il est également écrit : "Fuis la parole de mensonge..." , ainsi que cela est expliqué au chapitre 4 de Chevou'oth.
Nos Sages ont également englobé dans ce commandement négatif l'interdiction de dire de la médisance et d'en écouter, ainsi que de faire un faux témoignage, comme cela est exposé dans Makkoth.
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