‘Hayé Sarah
Avec tout ce que nous sommes
Chers amis,
Dans la section de la Torah de cette semaine, Éliézer, chargé par Abraham de chercher une épouse pour Isaac, se présente à la famille de Rébecca par ces simples mots : « Je suis le serviteur d’Abraham » (Genèse 24,34). Il précise ainsi d’emblée qu’il agit au nom de son maître.
Le Rabbi de Loubavitch souligne ici ce qui fait la force d’un émissaire. Abraham fixe à Éliézer le but de sa mission ; pour la mener à bien, celui-ci doit observer, comprendre ses interlocuteurs et prendre des initiatives. Sa fidélité engage toute son intelligence.
Le Rabbi voit dans ce mariage une image de l’union du spirituel et du matériel. Cette union est au cœur de la vocation juive : faire de notre vie concrète un lieu où la présence de D.ieu puisse se révéler. Notre temps, nos biens et nos gestes quotidiens peuvent ainsi devenir les moyens d’accomplir Sa volonté.
Abraham avait donné tous ses biens à Isaac en vue de ce mariage. Le Rabbi y voit aussi une assurance pour chacun de nous : D.ieu nous donne des forces à la mesure de ce qu’Il nous demande. Cette confiance nous invite à reconnaître ce que nous pouvons apporter, puis à chercher comment le mettre au service des autres.
Cet enseignement nous touche de près lorsque nous hésitons à assumer une responsabilité. Nous imaginons qu’il faudrait être plus savant, plus assuré, plus disponible pour apporter quelque chose aux autres. Pourtant, nous connaissons peut-être une personne que nul autre ne pense à appeler, et nous avons la patience dont elle a besoin pour poser ses questions. Cette proximité et cette patience sont déjà des moyens d’agir.
Pensons à quelqu’un que nous aimerions inviter à notre table de Chabbat. Une invitation lancée en passant restera peut-être sans réponse. Prenons plutôt le temps de l’écouter. Peut-être craint-il de ne pas connaître les usages ou de ne pas trouver sa place. Notre attention peut lui donner le courage de venir. Quelques explications, un chant partagé, une parole de Torah peuvent l’aider à prendre part à la joie de Chabbat.
Le repas préparé, la chaise ajoutée à la table donnent ainsi une forme concrète à notre mission.
Le Rabbi enseigne que la mission commencée avec Éliézer trouvera son accomplissement avec Machia’h. En aidant une personne à découvrir la Torah ou à vivre une mitsva, nous préparons le monde à cette Délivrance.
Chabbat Chalom !
De vos amis @ Fr.Chabad.org
La Chli’hout désigne la mission d’un rabbin ‘Habad et de son épouse, envoyés dans un lieu donné pour y développer la vie juive et se mettre au service de la population de toutes les manières possibles.
Nous ne pouvons pas toujours contrôler ce que nos enfants entendent de la bouche des autres, mais nous devrions au moins être attentifs à ce qu’ils entendent de la bouche des personnes les plus importantes de leur vie – leurs parents et leurs enseignants
Un homme grand et mince, enveloppé d’un manteau noir, apparut soudain dans l’encadrement de la porte ouverte. Il parcourut la pièce du regard en silence, gagna un coin et resta là, les yeux fixés sur le Baal Chem Tov.
Un peu sur la mort, beaucoup sur le mariage et l'art de raconter les histoires. Egalement: 400 shekels, 10 chameaux, deux bracelets et un anneau, une troisième éppouse et six nouveaux fils - tout cela dans la paracha de 'Hayé Sarah
Ismaël était un homme sauvage, chassé de la maison d’Abraham avec sa mère Hagar. Des années plus tard, nous le retrouvons accompagnant Abraham à la Akéda. Après la mort de Sarah, Abraham se remarie avec Hagar. Que se passe-t-il?
Abraham et Sarah vécurent de très nombreuses épreuves, lors desquelles leur foi fut constamment testée. Comment Rachi peut-il donc affirmer que toutes les années de Sarah furent "égales en bien" ? Comment la Torah peut-elle déclarer qu’Abraham fut "béni en tout" ?