Identité remarquable

Chers amis,

Nous lisons cette semaine l’une des « parachas doubles », composée de celle d’A’harei mot et de celle de Kédochim.

Dans A’harei mot, au chapitre 18 du Lévitique, nous trouvons l’énumération des unions interdites. Il en ressort que le mariage juif doit respecter une stricte mixité : c’est l’union maritale de deux personnes juives de sexes différents, et qui ne sont pas des proches parents.

Plus loin, dans Kédochim, au chapitre 19, nous trouvons une notion qui semble opposée : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». L’autre, c’est toi.

Le Judaïsme célèbre-t-il la différence ou la similitude ? La diversité ou l’égalité ? Sommes-nous « uniques » ou sommes-nous « un » ?

Cela vous surprendra peut-être, mais, selon l’enseignement ‘hassidique, c’est la même chose. Ou plutôt, il nous appartient de faire que ce soit la même chose, car c’est intrinsèquement la même chose.

D.ieu est un, Il est la seule réalité. Mais Il a choisi d’endosser deux « casquettes » : celle de l’Infini transcendant et celle de la Présence divine immanente. Il est le Créateur et Il est la création. Et l’histoire de ce monde est celle du mariage entre ces deux dimensions qui accouchera du monde messianique. Et c’est le modèle du mariage humain, car l’être humain est à l’image de D.ieu : deux êtres différents, principe masculin et principe féminin, qui ne font qu’un : 1+1=1.

Le mariage tel que la Torah le prescrit nous enseigne à ressentir que l’on est soi-même un être pluriel et pourtant unifié. On devient alors capable de projeter vers son prochain, et vers le monde alentour en général, cette vision d’unité profonde : 1+1=1

Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org