Chela'h
Quand même les anges n’y arrivent pas
Nous lisons cette semaine dans la Torah l’histoire de l’envoi par Moïse des douze chefs de tribu explorer la Terre Promise, le compte-rendu négatif qu’ils en firent, le désespoir du peuple qui s’ensuivit et le décret divin que cette génération s’éteindrait dans le désert au cours des 40 années suivantes, au terme desquelles ce seraient leurs enfants qui prendraient possession de la terre d’Israël.
Il est intéressant de noter que l’un des arguments avancés par les explorateurs pour décourager le peuple fut le fait d’avoir vu en terre de Canaan non seulement des géants, mais parmi ceux-ci des descendants des Néfilim. Les Néfilim (« tombés » en hébreu) étaient des anges qui avaient demandé à D.ieu la permission de descendre sur terre dans une enveloppe matérielle, pensant pouvoir y sanctifier le nom de D.ieu mieux que l’humanité. D.ieu n’était pas de cet avis, mais Il leur laissa néanmoins l’occasion de le vérifier par eux-mêmes. C’est bien ce qui se passa : les anges « tombèrent du Ciel » matériellement, mais aussi spirituellement, et se retrouvèrent happés dans un tourbillon de débauche.
Le message des explorateurs était que si des anges n’avaient pu résister aux tentations de la vie matérielle, de simples humains ne pourraient assurément pas réussir. Il était donc préférable, disaient-ils, de demeurer dans le désert à vivre de manne, protégés par les « nuées de gloire » miraculeuses, avec comme seule occupation de se sanctifier en étudiant la Torah.
Mais Calev, l’un des deux explorateurs fidèles à D.ieu, leur répondit qu’ils se trompaient : si les anges avaient échoué, c’est qu’ils s’étaient opposés à la volonté de D.ieu, alors que dans le cas présent, celle-ci était justement que les Enfants d’Israël rentrent en Terre Sainte et y mettent en pratique les commandements. D.ieu ne manquerait pas de leur donner les forces nécessaires pour surmonter tous les défis qui surgiraient, et de prodiguer Son aide et Sa bénédiction à ceux qui accomplissent Sa volonté avec courage et abnégation.
C’est bien cela qui nous a permis de subsister pendant trois millénaires et de garder notre Torah, notre vision et notre espérance intactes.
Chabbat Chalom !
Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org
Ni prière, ni adoration, mais une union intime du coeur et de l'âme. Une communion. Atteindre des degrés toujours plus profonds de soi et y trouver D.ieu.
À l’époque où la nation d’Israël était divisée en deux royaumes, le prophète Élie affronta les 450 faux prophètes de l’idole Baal au mont Carmel…
J’aurais aimé plus que tout transmettre un héritage juif, la tradition de la Torah à des enfants et des petits-enfants. On m’a dit que parce que je suis stérile, je suis en quelque sorte maudite par D.ieu. Suis-je maudite?
Que se passe-t-il si, quel que soit le nombre de chapitres de Tanya que vous étudiez, vous demeurez apathique et ne ressentez aucune connexion émotionnelle avec la prière ou avec la nécessité d’améliorer votre personnalité?
Des espions trop spirituels, le premier Tichea BeAv, des alpinistes chimériques, de la pâte consacrée, des branches mal ramassées et des ficelles bien nouées, et quantités de farine, de vin et d'huile...
Pratiquement tous les commentateurs posent la même question : comment est-il possible que les explorateurs aient complètement perdu la foi après avoir vécu tous les miracles de l’Exode?