Choftim
Apprendre à comprendre autrui
Chers lecteurs,
Cette semaine, il est question dans la paracha de justice, à savoir de l’obligation de la société de nommer des juges et d’avoir une police et des tribunaux fonctionnels. Une société sans justice n’a aucune chance de survivre. Tous les êtres humains aspirent à vivre dans la justice.
Ce n’est pas un hasard si cette section est lue au début du mois d’Eloul. Ce mois-ci, nous nous préparons pour Roch Hachana, le Nouvel An juif, connu comme étant le « Jour du Jugement ».
Pour sortir victorieux de ce jugement auquel toute l’humanité est soumise, une des clés est de ne pas juger négativement son prochain. Nous avons en effet une tendance naturelle à juger nos semblables avec précipitation, sans prendre le temps de se mettre à leur place et d’analyser correctement les causes qui les ont conduits à tel ou tel acte.
Si nous ne sommes pas bienveillants lorsque nous jugeons notre prochain, comment pouvons-nous demander à D.ieu de l’être lorsqu’il nous juge ? D.ieu nous juge selon les mêmes critères par lesquels nous jugeons nos voisins. Apprenons donc à tolérer et à comprendre, même si, à première vue, il est difficile de le faire. C’est la clé pour être béni avec une bonne année.
Puissiez-vous être inscrits et scellés, avec tous ceux qui vous sont chers, pour une bonne et douce année.
La modernité est précaire. Notre âme croit que la vie a un but et un sens, tandis que nos cerveaux voient nos corps comme rien de plus qu’un amas ambulant de réactions biochimiques.
Eloul, dernier mois de l'année juive, est celui du bilan et de l'introspection avant les jours solennels de Roch Hachana et de Yom Kippour. Pour aider chacun d'entre nous à rectifier ce qui doit l'être, D.ieu se rend accessible à tous en ces jours lumineux...
Les mots ont un terrible potentiel destructeur, à même de déchirer des familles et de vieilles amitiés. Le pouvoir destructeur des paroles négatives n’est surpassé que par le pouvoir bénéfique des paroles positives...
Printemps 1882. Quelque jours avant la fête de Pessa’h, une jeune servante chrétienne de quatorze ans, Eszter Solymosi, disparut. Cet événement tragique allait donner lieu à l'une des dernières accusations de meurtre rituel contre les Juifs, qui allait prendre une dimension mondiale.
La notion même de "justice" est réputée être une contribution juive à l'humanité. Un coup d'oeil à la paracha de cette semaine (égalité devant la loi, respect des règles de procédure, protection des criminels contre les vengeurs, restrictions relatives au comportements des rois, règles et éthiques de la guerre...) montre pourquoi.
Il n'y aura pas de police à l'ère messianique. Qu'est-ce qui motivera alors les gens à respecter la loi?