La joie est un débordement, une explosion. Quelque chose pénètre la vie de quelqu’un à laquelle rien n’aurait pu le préparer et son être auparavant si policé éclate en chant, danse et joie.
Approchez le Divin avec calcul, et il n’y aura pas de fenêtre pour la joie. Embrassez l’infini au-delà de l’esprit, et laissez la joie vous surprendre.
Il y a de nombreuses sortes de barrières : celles qui viennent de l’intérieur et celles qui viennent de l’extérieur. Les barrières entre les gens. Les barrières qui vous empêchent de faire de bonnes choses. Les barrières de votre propre esprit et de vos propres hésitations. Il y a les barrières qui existent simplement parce que vous êtes un être limité.
La joie transperce toutes les barrières.
Certaines personnes ont peur de la joie. Elles ont peur que cela dégénère et de perdre le contrôle d’elles-mêmes.
Ces gens n'ont jamais éprouvé de vraie joie, celle qui apparaît lorsque l'on accomplit quelque chose de divin et de beau en y mettant tout son cœur. Le fait est qu'il n'existe rien qui puisse vous élever plus haut que cela. Là où cette joie est présente, la Présence Divine peut entrer. Là où cette joie est présente, il n'y a pas de fossé dans lequel tomber, et tous les obstacles s'évanouissent en fumée.
Le commencement de tous les chemins et le fondement de toutes les élévations est de s’ouvrir pour recevoir d’En-Haut.
Et comment reçoit-on d’En-Haut ? En étant vide, parce qu’un récipient plein ne peut pas recevoir, alors qu’un récipient vide a une cavité à remplir.
C’est pour cela que nous devons fuir la dépression. Parce qu’une personne déprimée est tellement pleine de pitié de soi, qu’il n’y a plus de place pour recevoir quoi que ce soit, ni ouverture pour que la vie puisse rentrer.
Mais un esprit humble et ouvert est vibrant de joie.
La vraie gaieté est la plus grande forme de sacrifice de soi. Là, dans cet état, il n’y a plus de sens de soi, pas même la conscience d’être heureux. La vraie gaieté est quelque part au-delà du « savoir ». Au-delà du soi.
À plus forte raison lorsque vous apportez de la joie aux autres.

Il ne dit pas fuir les personnes déprimées, il veut bien dire fuir l'état de dépression et agir pour propager sa propre joie même aux plus déprimés. Car j'ai bien vu un jeune homme de trente ans faire ses visites aux soins palliatifs d'un célèbre Institut, chaque dimanche sans désemparer pour insuffler la joie dans ces instants de répit de ceux qui restent sans force. Sans contrevenir au sens de la joie de servir D, il peut être nécessaire devant l'immensité de la création de murmurer : "je suis dans Sa grandeur", de ressentir Sa joie dans "je suis", de dire alors empli de joie "je suis", et peut être de le crier très fort en un souffle; pour en reprenant son souffle en sentir toute la profondeur. Longtemps, à Serre Chevalier, les Habad ont fait un séminaire d'été. Maintes fois, avant de croiser un groupe sur les flancs de la montagne, je savais qu'ils étaient là; car un halo ou nuage de joie les précédaient: une joie sans objet, totale vie et si contagieuse.