En un instant

Chers amis,

Ce Chabbat nous lisons la section de Ki Tissa, vers la fin du Sefer Chemot, le Livre de l’Exode, qui contient notamment l’épisode dramatique de la faute du Veau d’or. Puis, dans un second rouleau, nous lisons la Parachat Parah qui enseigne le rituel purificateur de la « Vache rousse », extraite du Sefer Bamidbar, le Livre des Nombres.

Le veau et la vache.

Nos Sages ont enseigné qu’il y a entre ces deux sujets un lien organique : « Que la mère vienne nettoyer la saleté de son fils », autrement dit, le rituel de la Vache rousse répare le dommage spirituel consécutif à la faute du Veau d’or.

En effet, si la mort fut décrétée à Adam et à sa postérité pour que la souillure spirituelle qui fit suite à la faute de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal ne soit pas éternelle, nos Sages enseignent que cette souillure disparut lors de la révélation du Don de la Torah au mont Sinaï. L’impureté fut alors supprimée, de même que son corollaire, la mort.

Hélas, la faute du Veau d’or réintroduisit cette impureté, et cela réitéra la nécessité de la mort pour ne pas lui conférer de caractère éternel.

Cette impureté est toutefois supprimée à l’échelle individuelle par le rituel purificateur de la Vache rousse, jusqu’à l’ère a venue de Machia’h qui effectuera ce rituel pour la dixième et dernière fois, inaugurant l’ère où « Il anéantira la mort pour l’éternité et l’Éternel D.ieu effacera les larmes de tous les visages » (Isaïe 25,8).

Notons que ce Chabbat, la lecture de l’épisode du Veau d’or est immédiatement suivie de celle du rituel de la Vache rousse. Cette juxtaposition du problème et de sa solution nous rappelle que nous avons la capacité de transformer notre existence en un instant, de changer notre vie dès maintenant pour devenir meilleurs, pour peu que nous le voulions véritablement.

Comme l’ont dit nos Sages, « rien ne tient devant la volonté ».

Chabbat Chalom !


Emmanuel Mergui
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org