Chers amis,

Il était une fois un érudit qui était assez arrogant, malgré – ou peut-être à cause de – sa vaste connaissance de la Torah.

Il tomba une fois sur Reb Zushia, un maître hassidique connu pour son humilité, qui lui enseigna une leçon de vie. Reb Zushia cita la discussion talmudique sur la question de savoir si l’arche sainte contenant les rouleaux de la Torah pourrait être comptée parmi les 10 hommes nécessaires pour constituer un quorum de prière – une notion que le Talmud suggère puis rejette, notant qu’une arche n’est pas une personne et que seules les personnes peuvent constituer un minyane.

« Mais comment le Talmud a-t-il pu postuler, demanda Reb Zushia à son visiteur, que l’arche contenant les rouleaux de la Torah puisse être prise en compte ? La réponse du Talmud selon laquelle l’arche n’est pas une personne n’est-elle pas évidente ? »

L’homme était abasourdi, ne sachant quoi répondre.

« Bien que l’arche soit simplement une caisse en bois, expliqua Reb Zushia, elle contient en elle les rouleaux de la Torah. Il fut supposé que la Torah qu’elle contient pût l’élever au statut d’être humain. La vérité est, cependant, qu’en dépit de la Torah que l’on possède, si l’on demeure une caisse en bois, non affectée par la Torah que l’on a apprise, on peut difficilement être considéré comme un mentsch... »

Le nom de la paracha de cette semaine, Be’houkotaï, est lié à la racine hébraïque signifiant « graver ». Tout comme les mots gravés dans la pierre ne constituent pas une entité distincte de la pierre elle-même, de même notre étude doit être intériorisée et gravée sur notre cœur. Dans le cas contraire, nous ne sommes que des caisses en bois...

Shaul Wolf,
au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org