1) Celui qui part en voyage pendant le mois qui précède Pessa’h (c’est-à-dire à partir du 14 Adar) et à l’intention de ne retourner dans sa maison qu’après Pessa’h doit faire la bédika la dernière nuit qu’il passe chez lui. Il la fera sans dire la bénédiction.

2) Après la bédika, il procède à l’annulation du ‘hamets qu’il aurait pu ne pas trouver.

3) Les interdictions de manger, étudier et travailler une demi-heure avant la bédika s’appliquent aussi.

4) S’il quitte sa maison en ayant oublié de faire la bédika et qu’il sait avoir laissé au moins un kabetsa (57 cm3) de ‘hamets, il devra retourner à la maison pour le faire disparaître. Par contre, s’il n’est pas certain d’avoir oublié du ‘hamets et qu’en plus il lui est très difficile de retourner chez lui, il pourra se contenter de faire le bitoul depuis l’endroit où il se trouve. Il sera tout de même préférable qu’il envoie une personne pour faire la bédika à sa place. Il pourra aussi inclure tout ce ‘hamets dans la procuration de vente qu’il remettra au Rav.

5) S’il quitte sa maison pour les besoins d’une mitsva, il pourra se contenter, a priori, du bitoul, même s’il sait y avoir laissé un kabétsa de ‘hamets.

6) S’il quitte sa maison plus de 30 jours avant Pessa’h, et n’a l’intention d’y retourner qu’après Pessa’h, il n’a pas l’obligation de faire la bédika des endroits où il n’est pas certain qu’il y ait du ‘hamets. La nuit du 14 Nissan, il inclura ces endroits dans la formule d’annulation du ‘hamets.

7) Dans le cas où il est certain qu’il reste du ‘hamets dans sa maison, nous avons deux opinions quant à l’obligation de bédika. Certains pensent qu’il faut tout de même la faire. D’autres qu’il en est dispensé. Il est donc conseillé, à priori, de la faire. Mais s’il quitte sa maison sans la faire, il pourra s’appuyer sur le deuxième avis et ne sera pas contraint de retourner chez lui pour détruire son ‘hamets.

8) S’il a l’intention de retourner dans sa maison pendant Pessa’h, il devra faire la bédika avant son départ, même s’il quitte sa maison plusieurs mois avant Pessa’h.

9) S’il ne l’a pas fait avant son départ, il devra rentrer chez lui pour la faire. En effet, on craint qu’il ne trouve du ‘hamets pendant Pessa’h et ne transgresse l’interdiction de posséder du ‘hamets (bal yéraé oubal yématsé).

10) S’il a l’intention de retourner chez lui avant Pessa’h, il devra estimer s’il a le temps de faire un nettoyage et une bédika convenable, sinon il devra le faire avant son départ.

11) Cas concrets :

a) Si une personne possède une résidence secondaire qu’elle n’occupe qu’en été :

- Cas où l’on est sûr qu’il y a du ‘hamets : elle devra y aller pour le brûler ou vendre le ‘hamets. A posteriori, elle pourra se contenter du bitoul.

- Cas où l’on n’est pas certain qu’il y ait du ‘hamets : il n’y a pas d’obligation de bédika.

b) Si cette personne a passé la fête de Pourim dans sa résidence secondaire (qu’elle quittera donc dans les 30 jours avant Pessa’h) :

- Cas ou l’on est sûr qu’il y a du ‘hamets : elle devra obligatoirement y retourner pour brûler son ‘hamets.

- Cas où l’on n’est pas certain qu’il y ait du ‘hamets : elle devra faire la bédika et brûler son ‘hamets. Mais, en cas de force majeure, elle se contentera du bitoul.