Par la grâce de D.ieu
28 Tévet 5722 [4 janvier 1962]
Brooklyn, N.Y.

Bénédiction et salutations :

J’ai reçu votre lettre du 28 décembre, dans laquelle vous écrivez au sujet de la proposition d’un Shidoukh,1 qui, en général, semble acceptable, mais vous semblez avoir peur, etc.

Votre sentiment peut être expliqué sur la base de deux facteurs : a. Comme vous l’écrivez vous-même, jusqu’à présent, vous n’aviez aucune responsabilité ou, comme vous le dites, vous avez été traitée comme un bébé sans avoir eu la possibilité de penser par vous-même. Il est donc clair que maintenant que vous devez prendre une décision importante et entrer dans une vie de responsabilité et d’indépendance, cela vous met mal à l’aise, même si je ne dirais pas « très effrayée », comme vous le dites. b. Un sentiment d’anxiété en pareil cas n’est pas inhabituel, même lorsque la personne n’a pas été traitée comme un bébé. Car le mariage est une étape importante et sérieuse qui affecte le reste de la vie et, comme l’indique le texte de la bénédiction, c’est un Binyane Adei-ad, un édifice éternel. Il est donc naturel que les jeunes gens l’abordent avec un sentiment d’anxiété et en soient impressionnés. D’un autre côté, si le Shidoukh est approprié, on peut s’y engager avec un sentiment de confiance absolue, car c’est tout à fait dans l’ordre naturel des choses, et c’est également un commandement du Créateur. Par conséquent, il est assuré de la bénédiction de D.ieu. L'exigence de base, cependant, est que le Shidoukh soit approprié, à savoir que les deux parties doivent avoir un background et une vision du monde similaires et, par-dessus tout, doivent être déterminées dans leur résolution de construire ensemble un foyer authentiquement juif sur les fondations éternelles de la Torah et des Mitsvot.