Depuis l’époque du Temple, ce sont les questions de l’enfant qui amorcent le Seder de Pessa’h, ouvrant la voie à la réponse constituée par le récit détaillé de l’Exode de notre peuple. Cette session de questions et réponses constitue l’étape du Seder appelée Maguid (« raconte »).

Ces Quatre Questions sont le plus souvent désignées par leurs mots d’ouverture, Ma Nichtana (« Qu’est-ce qui est différent »).

Les quatre questions sont habituellement récitées (ou chantées) en hébreu, auquel certains mêlent une traduction et une explication.
 


Introduction

מַה נִּשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכָּל הַלֵּילוֹת?

Ma nichtana, halaïla hazé, mikol haleiloth ?

En quoi est différente cette nuit de Pessa’h de toutes les autres nuits de l’année ?


La première question

שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת, אֵין אָנוּ מַטְבִּילִין אֲפִלּוּ פַּעַם אֶחָת,

Chébékhol haleiloth, eïn anou matbiline, afilou paam é’hath,

Car toutes les nuits de l’année, nous ne trempons pas les aliments que nous mangeons même une seule fois,

הַלַּיְלָה הַזֶּה, שְׁתֵּי פְּעָמִים.

Halaïla hazé, chetei pé’amim.

mais cette nuit de Pessa’h, nous trempons deux fois : une première fois, le karpas dans l’eau salée et une seconde fois, le maror dans le ‘harosset.


La deuxième question

שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת, אָנוּ אוֹכְלִין חָמֵץ וּמַצָּה,

Chébékhol haleiloth, anou okhline, ’hamets ou matsa,

Car toutes les nuits de l’année, nous mangeons du ‘hamets ou de la matsa,

הַלַּיְלָה הַזֶּה, כּוּלוֹ מַצָּה.

Halaïla hazé, koulo matsa.

mais cette nuit de Pessa’h, nous mangeons seulement de la matsa.


La troisième question

שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת, אָנוּ אוֹכְלִין שְׁאָר יְרָקוֹת,

Chébékhol haleiloth, anou okhline, chéar yérakoth,

Car toutes les nuits de l’année, nous mangeons toutes sortes de légumes à notre guise,

הַלַּיְלָה הַזֶּה, מָרוֹר.

Halaïla hazé, maror.

mais cette nuit de Pessa’h, c’est une mitsva pour nous de manger du maror, des herbes amères.


La quatrième question

שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת, אָנוּ אוֹכְלִין בֵּין יוֹשְׁבִין וּבֵין מְסֻבִּין,

Chébékhol haleiloth, anou okhline, beïn yochvine, ouveïn messoubine,

Car toutes les nuits de l’année, nous mangeons sans nous préoccuper si nous sommes assis ou accoudés,

הַלַּיְלָה הַזֶּה, כֻּלָנוּ מְסֻבִּין.

Halaïla hazé, koulanou messoubine.

mais cette nuit de Pessa’h, nous sommes tous tenus d’être accoudés, penchés sur le côté gauche, en signe d’aise et de liberté.