ב"ה

La Mitsva du jour

Day 15: Commandement négatif 11, 12, 13; Commandement positif 185; Commandement négatif 25, 22, 48, 50, 51, 30, 33, 31, 32

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Commandement négatif n°11

Il nous est interdit de fabriquer une stèle auprès de laquelle on se rassemble pour l'honorer, même si on l'érige dans le but de servir l'Éternel; tout cela afin de ne pas imiter, dans notre service de l'Éternel, les idolâtres dont la coutume était d'ériger des stèles et d'y poser leurs idoles. Cette interdiction est contenue dans le verset suivant : "... et n'érige pas de stèle chez toi, chose odieuse à l'Éternel ton D.ieu.".

Celui qui transgresse cette interdiction est passible de la bastonnade.

Commandement négatif n°12

Il nous est interdit de faire des pierres taillées pour nous y prosterner, même si cette prosternation est destinée à l'Eternel. Cette interdiction aussi vise à éviter que nous imitions les adorateurs d'idoles, car ils avaient l'habitude de placer des pierres joliment ornementées devant les idoles et de s'y prosterner pour servir ces dernières. Voici le verset à ce sujet : "Ne mettez point de pierre symbolique dans votre pays pour vous y  prosterner". Celui qui transgresse cette interdiction mérite d'être puni de bastonnade. Le Sifra s'exprime ainsi : "Vous ne mettrez point de pierre symbolique dans votre pays : c'est dans votre pays, qu'il vous est interdit de vous prosterner sur les pierres, mais cela vous est permis au Temple".

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans le Traité Méguila.

Commandement négatif n°13

Il nous est interdit de planter des arbres dans le Temple ou vers l'autel pour le décorer ou l'embellir, même si c'est dans l'intention de servir D.ieu, car c'est de cette manière que les idolâtres honoraient leurs dieux en leur plantant de beaux arbres dans le lieu de leur culte. Cette interdiction se trouve au verset suivant : "Ne plante chez toi ni bosquet ni arbre quelconque auprès de l'autel que tu devras ériger à l'Eternel, ton D.ieu".

Celui qui transgresse cette interdiction est passible de la bastonnade.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans le Traité Tamid, où il est précisé clairement que la plantation est interdite dans tout le Temple, et non pas seulement à proximité de l'autel comme indiqué dans le verset.

Commandement positif n°185

Il s'agit du commandement nous enjoignant de détruire tout culte et temple païen, par tous les moyens de destruction et d'annihilation : briser, brûler, démolir, mettre en pièces par un moyen choisi en fonction de l'objet en question, c'est-à-dire en utilisant pour chaque objet la manière la plus radicale et la plus rapide pour l'exterminer. Le but de ce commandement est que nous ne devons pas en laisser subsister le souvenir, comme il est dit : "Vous devez détruire tous les lieux", la Torah ajoute : "Non, voici ce que vous devrez leur faire : vous renverserez leurs autels" et : "Renversez leurs autels".

Dans la Guemara de Sanhédrin, on rappelle à ce propos qu'un commandement positif est cité au sujet de l'idolâtrie ; c'est alors que nos Maîtres s'étonnent : "Un commandement positif peut-il exister pour l'idolâtrie? Rav Hisda a expliqué [que, pour l'idolâtrie, il y a également des commandements formulés en termes de commandements positifs] : Et vous renverserez...". Le Sifri commente ainsi ce verset : "D'où tires-tu que si quelqu'un a abattu une Achéra et que cette dernière repousse même dix fois de suite, il est tenu de l'arracher à nouveau? Du verset suivant :  Vous devez détruire" (le verbe hébreu y est redoublé). Ce passage conclut : "Effacez enfin leur souvenir de cette contrée : c'est dans le pays d'Israël qu'il faut détruire jusqu'au bout les vestiges du culte païen, mais non en dehors du pays."

Commandement négatif n°25

C'est l'interdiction qui nous a été faite d'augmenter notre fortune avec quelque objet en rapport avec le culte païen : au contraire, il faut nous en éloigner, ainsi que de ses maisons et de tout ce qui se trouve en relation avec lui, comme il est dit : "Et tu ne dois pas apporter une abomination dans ta demeure".

Quiconque en tire profit est passible de bastonnade.

A la fin du Traité Makkoth, on explique que celui qui utilise comme bois de chauffage une "Achéra" est passible deux fois de la bastonnade : la première pour avoir transgressé l'interdiction  : Et tu ne dois pas apporter une abomination dans ta demeure et la seconde pour avoir transgressé l'interdiction : Que rien de la cité maudite ne s'attache à ta main. Il faut comprendre cela.

Les dispositions relatives à ce commandement sont expliquées au chapitre 3 de 'Avoda Zara.

Commandement négatif n°22

Il nous est interdit de tirer profit des ornements dont sont parées les idoles, comme il est dit : "Ne cède pas à la tentation de garder l'argent ou l'or qui les couvre". Dans le Sifra, on explique qu'il est interdit de tirer profit des ornements dont une idole a été parée et qu'on le déduit du verset suivant : Ne cède pas à la tentation de garder l'argent ou l'or qui les couvre.

Celui qui transgresse cette interdiction est passible de la bastonnade.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans le chapitre 3 de 'Avoda Zara.

Commandement négatif n°48

Il nous est interdit de conclure une alliance avec les hérétiques et de les laisser pratiquer tranquillement leur hérésie : il s'agit des sept peuples, selon le verset : "Point de pacte avec eux".

Nous avons déjà expliqué dans le cent quatre-vingt-septième commandement positif, que la guerre contre les sept peuples avec tout ce qui s'y rapporte doit être incluse [parmi les 613 commandements] et ne doit pas être considérée comme les commandements qui ne sont pas accomplissables à toute époque.

Commandement négatif n°50

Il nous est interdit d'accorder grâce aux idolâtres et de louer toute chose qui leur soit propre, comme il est dit : "Qu'ils ne trouvent pas grâce à tes yeux". La Tradition commente ainsi ce passage : "Ne leur attribue pas de grâces". Même si un païen est d'apparence agréable, il nous est interdit de dire : celui-ci a une apparence agréable ou celui-ci a un beau visage, ainsi que c'est expliqué au même endroit de la Guemara.

Dans le Traité 'Avoda Zara du Talmud de Jérusalem, il est dit : "Ne leur attribue pas de grâces constitue un commandement négatif".

Commandement négatif n°51

Il est interdit de permettre à des idolâtres de venir habiter dans notre pays, pour que nous ne soyons pas contaminés par leur hérésie. C'est tiré du verset suivant : "Qu'ils ne subsistent point sur ton territoire ; ils te feraient prévariquer contre Moi". Même si un idolâtre désire séjourner dans notre pays, nous n'avons pas le droit de le lui permettre, à moins qu'il ne se déclare prêt à abandonner l'idolâtrie ; à cette condition, il lui sera possible de résider chez nous. On l'appellera alors le Guér Tochav, l'habitant étranger. Cela signifie qu'il diffère uniquement d'autres étrangers par le fait qu'il lui est permis de résider dans le pays. Nos Sages disent : "Qui est un habitant étranger? D'après Rabbi Yehouda, c'est celui qui abjure l'idolâtrie". Dans le cas contraire, il ne faut pas le laisser résider parmi nous et nous ne devons ni lui vendre des immeubles, ni lui en louer. Les commentateurs, à cet égard, précisent clairement : "Il est interdit de leur donner un endroit sur le sol où s'établir".

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans Sanhédrin et dans 'Avoda Zara.

Commandement négatif n°30

C'est l'interdiction qui nous a été faite d'imiter les coutumes des incroyants et de nous comporter selon leurs habitudes, même pour l'habillement et les réunions sociales, comme il est dit : "N'adoptez point les lois de la nation que je chasse à cause de vous". Cette interdiction est répétée dans le verset suivant : "Ne vous conformez pas à leurs lois". En voici l'explication : "Je n'ai parlé que des lois qui sont devenues des règles pour eux et pour leurs ancêtres". Le Sifra commente encore en disant : "Ne vous conformez pas à leurs lois : il ne faut pas que vous imitiez leurs habitudes sociales, ce qui est devenu pour eux une règle, comme les spectacles, les cirques et les arènes". Il s'agit de divers lieux de rassemblement où ils se rencontraient pour se livrer au culte de leurs idoles. "Selon Rabbi Méir, ce sont ce que nos Sages ont appelé les usages des Amoréens ; selon Rabbi Yehouda Ben Betera, il ne faut pas se raser la tête, ni laisser pousser ses cheveux, ni se raser les cheveux près des oreilles."

Celui qui agirait de l'une de ces façons serait passible de bastonnade.

Cette interdiction est répétée d'une autre manière, à savoir : "Prends garde de te fourvoyer sur leurs traces après les avoir vus périr”. Le Sifri commente ainsi ce verset : "Prends garde constitue un commandement négatif ; de peur de est [aussi] un commandement négatif ; te fourvoyer sur leurs traces : de peur que tu ne les imites et que ce soit un piège pour toi... afin que tu ne dises pas : puisqu'ils s'habillent de pourpre, je m'habillerai aussi en pourpre ; puisqu'ils sortent revêtus d'un Tèlous, de même sortirai-je aussi revêtu d'un Tèlous". Sache que le prophète a dit : "[Je sévirai...] contre tous ceux qui endossent des vêtements étrangers". Le but de toutes ces interdictions est de nous amener à éviter de fréquenter les incroyants et d'imiter toutes leurs habitudes, ne serait-ce même que leurs habits.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans le chapitre 6 de Chabbat, dans la Tossefta de Chabbat et dans le Sifri.

Commandement négatif n°33

C'est l'interdiction qui nous a été faite de nous livrer à la divination, comme le font les gens qui disent : puisque je suis rentré de voyage, je ne réussirai pas dans mon projet ; ou : puisque la première chose que j'ai vue aujourd'hui a été la suivante, il est évident qu'un événement positif va m'arriver aujourd'hui. Cette pratique est très répandue chez les peuples sous-développés.

Quiconque soumet sa conduite à la divination est passible de bastonnade, car l'Eternel a dit : "Qu'il ne se trouve personne chez toi... qui pratique des enchantements, qui s'adonne aux augures". Cette interdiction est répétée de la manière suivante : "Ne vous livrez pas à la divination...". Le Sifri commente ainsi ce verset : "Celui qui s'adonne aux augures, c'est la personne qui dit : le pain est tombé de ma bouche, mon bâton m'a échappé des mains, un serpent est venu sur ma droite et un renard sur ma gauche". Quant au Sifra, il précise : "Ne vous livrez pas à la divination : ce sont ceux qui tirent des présages de la marche d'une belette ou du vol des oiseaux ou du mouvement des étoiles", et ainsi de suite.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été énoncées dans le chapitre 7 de Chabbat et dans la Tossefta de Chabbat.

Commandement négatif n°31

C'est l'interdiction de pratiquer des enchantements, c'est-à-dire d'employer l'un quelconque des moyens susceptibles de stimuler la faculté de faire des prédictions. En effet, tous ceux qui possèdent la faculté de prévoir le futur y parviennent en raison du fait que leur pouvoir de prédiction est très fort et se révèle en général vrai et exact. En conséquence, ils pressentent ce qui va arriver et certains d'entre eux possèdent un avantage sur d'autres, de même que, parmi les hommes, on en trouve qui sont supérieurs à d'autres en ce qui concerne l'un ou l'autre don de l'âme.

Il est indispensable pour ces personnes ayant le pouvoir de faire des prédictions de stimuler ce pouvoir et de l'activer d'une manière ou d'une autre. Certaines d'entre elles frappent plusieurs fois avec un bâton par terre et émettent d'étranges cris, concentrent leurs pensées pendant un assez long moment jusqu'à ce qu'elles tombent dans une sorte de transe et commencent à prédire l'avenir. J'ai déjà assisté à cela dans l'Extrême-Ouest. Il en est parmi eux qui lancent des cailloux, les contemplent durant un grand laps de temps, puis prophétisent — pratique courante dans tous les endroits que j'ai visités. D'autres jettent une longue ceinture de cuir parterre, l'observent et font une prédiction. L'intention, dans tous ces cas, consiste à stimuler les pouvoirs qu'il possède de manière interne ; extérieurement, ce rituel ne produit pas le moindre effet et ne leur enseigne strictement rien.

C'est en cela que réside l'erreur des foules : lorsque certaines de ces prédictions se révèlent vraies, elles pensent que ces pratiques révèlent réellement l'avenir. Elles persistent dans cette erreur au point d'en venir à croire que certaines de ces pratiques sont la cause des événements qui suivent, comme se l'imaginent les astrologues. En effet, l'astrologie est apparentée à cette sorte de pratique car les deux constituent des manières de stimuler la faculté [de prédire l'avenir]. C'est pourquoi l'on ne trouve pas deux hommes égaux au niveau de la véracité de leurs prédictions, même s'ils sont égaux dans leur connaissance des lois [astrologiques].

Celui qui s'adonne à l'un de ces enchantements, ou à d'autres habitudes du même genre, est appelé "magicien" et voici ce qui est écrit à ce sujet : "Qu'il ne se trouve personne chez toi qui... pratique des enchantements". Le Sifri explique ainsi ce verset : "Qui considère-t-on comme pratiquant des enchantements? Celui qui saisit son bâton et dit : Irai-je ou n'irai-je pas? "Au sujet de cette pratique divinatoire, très répandue en ce temps-là, le prophète a dit : "Mon peuple demande des oracles à son morceau de bois et son bâton doit le renseigner".

Celui qui transgresse ainsi [cette interdiction], c'est-à-dire qui pratique des enchantements et prédit l'avenir en accomplissant un tel acte, et non celui qui l'interroge, est passible de bastonnade, bien que le fait d'aller consulter une telle personne soit un acte méprisable.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été expliquées dans plusieurs endroits de la Guemara de Sanhédrin ainsi que dans la Tossefta de Chabbat et dans le Sifri.

Commandement négatif n°32

C'est l'interdiction qui nous a été faite d'adapter notre comportement aux périodes fixées en fonction des astres en disant : aujourd'hui, c'est un jour propice à tel acte et nous l'accomplirons ; ou bien : aujourd'hui est un jour néfaste à telle action et nous nous en abstiendrons. C'est tiré du verset suivant : "Qu'il ne se trouve personne chez toi qui... Meônen (s'adonne aux augures)". Cette interdiction est répétée ainsi : "Lo Téônéynou (ne vous livrez pas aux présages)". Le Sifri explique : "Lo Téônéynou : ce sont ceux qui fixent des périodes", car le mot Téônéynou dérive du mot Ona signifiant époque, période ; en d'autres termes l'on ne trouvera pas chez vous de personne qui fixent des périodes en disant : telle période est favorable et telle époque ne l'est pas.

Celui qui transgresse cette interdiction est également passible de la bastonnade, c'est-à-dire celui qui annonce ces périodes et non celui qui s'en acquiert ; toutefois, même le fait de poser une question à ce sujet est interdit, indépendamment du fait qu'il s'agit d'une pratique fausse. Celui qui choisit de faire un acte à un moment déterminé en se basant sur une prévision de succès ou de chance particulière pour son entreprise est aussi passible de bastonnade, car il a accompli un acte défini.

Par analogie, il est aussi interdit de faire de l'illusion. Nos Maîtres ont enseigné : "La pratique du Méônen... consiste à faire fermer les yeux [à ses admirateurs, pour leur donner l'illusion qu'il accomplit des prodiges pendant ce temps-là]". Cela recouvre un grand nombre de trucs accomplis manuellement donnant l'illusion aux gens qu'ils voient des choses qui n'existent pas. Parmi les tours qui sont effectués constamment, citons l'exemple de celui qui tient un fil dans sa main et qui, devant les spectateurs, le met au coin de son vêtement et en sort ensuite un serpent, ou bien qui jette une bague en l'air et la ressort de la bouche d'un homme se trouvant en face de lui. Il existe encore d'autres sortilèges semblables bien connus des foules. Tous ces actes sont interdits et celui qui le fait est un illusionniste et fait partie de la catégorie des magiciens, raison pour laquelle il est passible de la bastonnade. En faisant cela, il abuse l'esprit des gens. Il engendre en outre un dommage énorme, car il fait apparaître des choses qui ne peuvent pas exister comme possibles aux yeux des sots, des femmes et des enfants, lesquels s'accoutument à considérer comme possible ce qui ne l'est pas. Il faut comprendre cela.

La Paracha
Parachat Pin’has
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