ב"ה

La Mitsva du jour

Day 336: Commandement positif 173; Commandement négatif 362, 364, 363, 365

Montrer le texte en :

Commandement positif n°173

Il s'agit du commandement nous incombant de nommer un roi à notre tête, un roi choisi parmi Israël, qui unifiera toute notre nation et nous gouvernera, ainsi qu'il est dit : "Tu pourras te donner un roi". Nous avons déjà cité plus haut le passage suivant du Sifri : "[Les enfants d'] Israël ont reçu l'obligation d'accomplir trois commandements lors de leur entrée en Terre sainte : se donner un roi, construire le Temple et faire disparaître les descendants d’Amalek". Nos Sages ont ajouté dans le Sifri : "Tu pourras te donner un roi : c'est un commandement positif". Ils l'expliquent en outre ainsi : "Tu pourras te donner un roi : sa crainte devra être sur toi". Nous devons lui témoigner un respect extraordinaire ainsi qu'estimer sa grandeur et sa prééminence au point de le placer à un degré d'honneur supérieur à celui d'aucun des prophètes de sa génération. Nos commentateurs disent en outre : "Le roi a la préséance sur le prophète". Si le roi donne un ordre qui ne contrevient pas à un commandement de la Torah, nous devons lui obéir et il a le droit de mettre à mort par le glaive quiconque outrepasse son ordre. C'est ainsi que nos ancêtres se soumirent en disant : "Quiconque méconnaîtra ton autorité et désobéira à ta parole... qu'il soit mis à mort". Tout homme se révoltant contre l'autorité royale, quel qu'il soit, sa vie sera entre les mains du roi, dans la mesure où il a dûment été désigné conformément aux prescriptions de la Torah.

Toutes les dispositions relatives à ce commandement sont expliquées dans le chapitre 2 du Traité Sanhédrin, au début du Traité Keritoth et dans le chapitre 7 du Traité Sota.

Commandement négatif n°362

C'est l'interdiction qui nous a été faite de choisir comme roi un homme qui n'est pas juif de naissance, même s'il est prosélyte. Elle est énoncée dans la Torah en ces termes : "Tu n'auras pas le droit de te soumettre à un étranger, qui ne serait pas ton frère". Le Sifri s'exprime ainsi : "Tu n'auras pas le droit de te soumettre à un étranger : c'est un commandement négatif".

Il en va de même pour toutes les autres charges honorifiques, soit sur le plan religieux, soit dans le domaine politique : il ne nous est pas permis de les confier à un étranger, à moins qu'il ne soit de mère juive, ainsi que cela ressort du verset : "...c'est un de tes frères que tu dois désigner pour ton roi...", au sujet duquel nos Sages ont déclaré : "Pour toute nomination à la tête, c'est un de tes frères que tu dois désigner exclusivement".

Toutefois, en ce qui concerne la royauté uniquement, tu sais déjà par les écrits des prophètes que c'est David qui a mérité de l'obtenir.

Nos Sages ont affirmé dans le Talmud : "C'est David qui a mérité d'obtenir la couronne de la royauté". Il en va de même pour tous ses descendants après lui, jusqu'à la fin des générations. Pour toute personne ayant foi en la Torah de notre Maître, Moïse, il ne peut y avoir [en Israël] de roi n'appartenant pas à la descendance de David et qui ne soit issu de Salomon uniquement. Quiconque n'appartient pas à cette noble descendance est considéré comme un "étranger" en ce qui concerne la royauté, comme c'est le cas de ceux qui ne font pas partie de la descendance d'Aaron et que l'on appelle "profanes". Voilà qui est clair et qui ne peut susciter de doute.

Les dispositions relatives à ce commandement sont exposées en plusieurs endroits de Yebamoth, de Sanhédrin, de Sota et de Nidda.

Commandement négatif n°364

C'est l'interdiction qui a été faite au roi d'avoir beaucoup de femmes, ainsi énoncée dans la Torah : "Il ne doit pas non plus avoir beaucoup de femmes". La limite qui lui a été fixée à cet égard est qu'il ne doit pas avoir plus de dix-huit femmes par contrat et consécration de mariage.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été exposées au chapitre 2 de Sanhédrin. Chaque fois que le roi en prend une de plus [une fois le nombre maximum de dix-huit dépassé], il est passible de la bastonnade.

Commandement négatif n°363

Il est défendu au roi d'entretenir beaucoup de chevaux, ainsi qu'il est dit : "Il doit se garder d'entretenir beaucoup de chevaux". La limite qui lui a été fixée à cet égard est qu'il ne lui est pas permis d'avoir des chevaux qui paradent devant lui, même s'il n'y en a qu'un, à part celui qu'il monte ou ceux maintenus dans ses écuries à destination de son armée en campagne. En revanche, pour son usage privé, une seule bête seulement lui est autorisée.

Les dispositions relatives à ce commandement ont été exposées dans le chapitre 2 de Sanhédrin.

Commandement négatif n°365

Il est défendu au roi d'amasser des biens excessifs, ainsi qu'il est dit : "...de l'argent et de l'or, il n'en amassera pas outre mesure". La limite qui lui a été fixée à cet égard est qu'il ne doit pas en avoir plus que ce qui est nécessaire pour payer la solde de ses troupes et de ses serviteurs personnels. En revanche, il a le droit d'amasser des biens [non pas dans son intérêt personnel, mais] pour subvenir aux besoins de tout Israël.

La Torah a donné expressément la raison de ces trois commandements, à savoir : "Il doit se garder d'entretenir beaucoup de chevaux", "il ne doit pas non plus avoir beaucoup de femmes" et "...de l'argent et de l'or, il n'en amassera pas outre mesure". Le fait que le motif en ait été indiqué a précisément entraîné leur transgression, comme dans le cas notoire de Salomon, que la paix soit sur lui, malgré sa supériorité sur le plan de la connaissance et de la sagesse, et le fait qu'il soit appelé : "Bien-aimé du Seigneur".

Nos Sages ont déclaré que si les hommes connaissaient les motifs de tous les commandements, ils trouveraient la voie pour y désobéir. En effet, si même un grand homme aussi parfait [que Salomon] a été induit en erreur par ces motifs en pensant qu'en accomplissant une telle action [c'est-à-dire en prenant beaucoup de femmes], il ne se laisserait pas détourner, à plus forte raison les simples mortels n'ayant pas sa personnalité et ses connaissances pourraient-ils être entraînés à négliger les commandements, sous le prétexte suivant : l'Eternel n'a interdit ceci ou ordonné cela que pour telle ou telle raison ; en conséquence, nous allons veiller à ne pas commettre de péché que le commandement est destiné à prévenir, sans pour autant observer le commandement lui-même, et c'est ainsi que la base de la religion en viendrait a être détruite. C'est pourquoi l'Eternel a caché les motifs des commandements. Toutefois, aucun d'entre eux n'est dépourvu de motif et de cause, bien que la plupart de ces causes et de ces motifs ne soient pas à la portée de l'intelligence et de la connaissance de la multitude. D'ailleurs, c'est en faisant allusion à tous les commandements que le prophète a proclamé : "Les préceptes de l'Eternel sont droits : ils réjouissent le cœur. [Le commandement de l'Eternel est lumineux : il éclaire les yeux]".

Je demande à l'Eternel de m'aider à accomplir tout ce qu'il a ordonné de faire, et à m'abstenir de tout ce qu'il nous a interdit. Sur cette prière, je mets un terme à ce que je voulais exposer dans cet ouvrage.

La Paracha
Parachat Behar
Cette page en d'autres langues