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ב"ה

Rambam - 1 chapitre par jour

Lois de la Soucca : Chapitre Cinq

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Lois de la Soucca : Chapitre Cinq

1. Pas toutes les substances sont aptes à être utilisées pour le skhakh. On ne se sert pour le skhakh que d'une chose qui pousse dans la terre, qui a été arrachée de la terre, qui ne contracte pas l'impureté, qui n'a pas une mauvaise odeur et qui ne tombe, ni ne se dessèche continuellement.

2. Si on utilise comme skhakh quelque chose qui ne pousse pas dans la terre, qui est encore attaché à la terre, ou quelque chose susceptible de contracter l'impureté, elle [la soucca] n'est pas valide. Toutefois, si on transgresse et qu'on utilise comme skhakh quelque chose qui se dessèche et qui tombe, ou quelque chose qui a une mauvaise odeur, elle [la soucca] est valide. Car ils [les sages] n'ont recommandé de ne pas utiliser ces substances comme skhakh que dans le but qu'on ne quitte la soucca en la quittant. Il faut prêter attention à ce que les branches et les feuilles du skhakh ne descendent pas dans les dix tefa'him du sol, de sorte que l'on ne soit pas incommodé de résider dans la soucca. Si on se sert de métaux, d'os ou de peaux comme skhakh, elle [la soucca] n'est pas valide, parce que ce ne sont pas des produits de la terre. Si on suspend des vignes ou quelque chose de semblable au-dessus d'elle jusqu'à ce que cela forme une soucca, elle n'est pas valide, parce qu'ils n'ont pas été détachés [de la terre]. Si on utilise comme skhakh des ustensiles faits en bois, des nattes qui ont été faites pour que l'on s'assoit dessus, elle [la soucca] n'est pas valide, parce qu'ils [ces objets] sont susceptibles de contracter l'impureté. Et de même, si on se sert comme skhakh de débris ou de loques d'ustensiles, elle [la soucca] n'est pas valide ; étant sonné qu'ils [ces matériaux] étaient susceptibles de contracter l'impureté [avant que le fait de les briser leur enlève ce statut], [il est à craindre que] l'on utilisera comme skhakh des débris [d'ustensiles] qui n'ont pas encore atteint un statut de pureté.

3. Si on se sert d'aliments comme skhakh, elle [la soucca] n'est pas valide, parce qu'ils sont susceptibles de contracter l'impureté. [Quand on utilise] des branches de figuiers qui contiennent des figues, des sarments de raisins qui contiennent des raisins, des panicules qui contiennent des dattes, et de même pour tous les cas semblables, on observe : s'il y a plus de déchets que de nourriture, on peut s'en servir comme skhakh. Et sinon, on ne peut pas les utiliser comme skhakh. Si on utilise comme skhakh des légumes qui, en séchant, se dessécheront, de sorte que leur substance ne restera pas, même s'ils sont à présent frais, la place [qu'ils occupent dans le skhakh] est considérée comme vide, comme s'ils n'existaient pas.

4. Si on utilise comme skhakh des branches de lin qui n'ont pas été broyées et peignées, elle [la soucca] est valide, car elles [ces branches] sont encore [considérées comme] du bois. Si on les broie et on les peigne, on ne doit pas les utiliser comme skhakh car leur forme a changée, et elles sont considérées comme n'étant pas un produit de la terre. On peut se servir de cordes faites de sarriette ou de chanvre comme skhakh car leur forme [initiale] reste inchangée et les cordes ne sont pas considérées comme des ustensiles.

5. Quand on se sert de flèches comme skhakh, [si on utilise] des [flèches] mâles , elle [la soucca] est valide et [si on utilise] des [flèches] femelles , elle [la soucca] n'est pas valide ; bien qu'elle [une flèche femelle] soit faite pour être remplie de métal, elle a un récipient et est donc susceptible de contracter l'impureté comme tout récipient.

6. Une natte de roseaux, de joncs ou de chanvre qui est petite est présumée avoir été faite pour s'asseoir. C'est pourquoi on ne doit pas l'utiliser comme skhakh à moins que elle n'ait été [explicitement] réalisée à cette fin. Une [natte faite de ces espèces qui est] grande est présumée avoir été faite pour servir de skhakh. C'est pourquoi on peut s'en servir comme skhakh, à moins qu'on ne l'ait faite dans le but de s'asseoir. Si elle a un bord, on ne doit pas l'utiliser comme skhakh, même si elle est large, car elle est considérée comme un récipient. Et même si le bord a été retiré, on ne doit pas l'utiliser comme skhakh, parce qu'elle est considérée comme des débris d'ustensile.

7. Des planches qui n'ont pas une largeur de quatre tefa'him peuvent être utilisées comme skhakh, même si elles ont été rabotées. Et si elles ont une largeur de quatre [tefa'him], on ne doit pas les utiliser comme skhakh, même si elles n'ont pas été rabotées ; ceci est un décret, de crainte que l'on s'assoit en-dessous d'un toit et qu'on le considère comme une soucca. Si on place une planche qui a une largeur de quatre tefa'him, elle [la soucca] est valide, mais on ne doit pas dormir en-dessous [de la planche]. Et celui qui dort en-dessous [de la planche] ne remplit pas son obligation. Si les planches ont une largeur de quatre [tefa'him], mais moins de quatre [tefa'him] d'épaisseur, et qu'on les place sur le côté qui n'a pas quatre [tefa'him d'épaisseur] pour les utiliser comme skhakh, elle [la soucca] n'est pas valide, car la planche n'est [elle-même] pas valide comme skhakh, qu'on l'utilise dans sa largeur ou dans son épaisseur.

8. Un toit qui n'est pas recouvert par une toiture, c'est-à-dire de l'argile et des pierres, mais seulement par des planches fixées n'est pas [une soucca] valide, car elles [la planches] n'ont pas été réalisées en vue de constituer une soucca, mais plutôt comme faisant partie de la maison. C'est pourquoi si on soulève les planches et qu'on remue les clous dans l'intention de [que cela serve à] la soucca, elle est valide, à condition que chaque planche n'ait pas quatre tefa'him [de largeur]. Et de même, si on prend une [planche] au milieu de deux autres et qu'on la remplace par du skhakh valide, dans l'intention d'[en faire] une soucca, elle est valide.

9. Une soucca qui a été construite conformément à la loi est valide, quelque soit le but [de sa construction], même si elle n'a pas été réalisée dans le but de la mitsva, sous réserve qu'elle ait été construite pour servir d'ombre, par exemple une soucca réalisée pour un gentil, une soucca réalisée pour un animal, et tout ce qui est semblable. Par contre, une soucca qui a été réalisée d'elle-même n'est pas valide, car elle n'a pas été construite pour [faire de] l'ombre. Et de même, si on creuse [une place] dans un amas [de produits de la terre] et qu'on en fait une soucca, cela n'est pas considéré comme une soucca, parce qu'il [ce tas] n'a pas été entassé pour [faire de] l'ombre. C'est la raison pour laquelle si on fait un espace d'un tefa'h [de hauteur] sur sept [tefa'him de largeur] dans le but d'une soucca, et qu'on creuse ensuite jusqu'à atteindre dix [tefa'him], elle [la soucca] est valide, puisque son skhakh a été placé pour servir d'ombre.

10. On ne doit pas utiliser comme skhakh des bottes de paille, des bottes de bois, ou des bottes de roseaux ; ceci est un décret [qui fut institué] de crainte que l'on place ces bottes sur son toit pour les faire sécher, que l'on change d'intention et que l'on s'assoit en-dessous dans l'intention [que cela serve] de soucca alors que l'on n'a pas placé ce skhakh à l'origine pour [faire de] l'ombre ; cela est donc considéré comme une soucca qui s'est faite d'elle-même. Et si on les détache [les bottes], elles sont valides [pour servir de skhakh]. Et une botte ne compte pas moins de vingt-cinq unités.

11. Des petites bottes qui ont été attachées ensemble [pour être vendues] en nombre peuvent être utilisées pour le skhakh. Et de même, si on coupe le haut d'un palmier et que les branches y sont attachées, on peut s'en servir comme skhakh, car ce qui a été attaché naturellement n'est pas considéré comme une botte. Et même si on attache les extrémités des branches d'un côté, de sorte qu'elles apparaissent comme une seule botte avec une des deux extrémités attachée naturellement et l'autre attachée par l'homme, on peut s'en servir pour skhakh. Car si l'on attache un seul arbre, cela n'est pas considéré comme une botte. Or, ceci est considéré comme un seul arbre, car il est attaché naturellement. Et de même, tout nœud qui n'est pas suffisamment ferme pour que l'on porte [la botte sans qu'il se défasse] n'est pas considéré comme un nœud [et la botte liée par ce nœud peut servir de skhakh].

12. Celui qui construit sa soucca en-dessous d'un arbre est considéré comme l'ayant construite dans une maison. Si on étend des feuilles et des branches d'arbre [sur la soucca], qu'on place du skhakh [valide] au-dessus, puis qu'on les coupe [les branches], elle [la soucca] est valide si la quantité de skhakh [valide] est supérieure [aux branches]. Et si la quantité de skhakh initialement valide ne les dépasse pas [la quantité de branches], il faut les remuer [les branches] après les avoir coupées, de sorte qu'elles soient placées dans le but de [servir à] la soucca.

13. Si on mélange une substance qui peut être utilisée comme skhakh avec une substance qui ne peut pas être utilisée comme skhakh, et qu'on utilise les deux [substances] comme skhakh, elle [la soucca] n'est pas valide, même si la quantité de [skhakh] valide excède sur la quantité de [skhakh] non valide. Si on utilise comme skhakh les deux substances séparément, l'une à côté de l'autre, la soucca n'est pas valide s'il y a à un seul endroit trois tefa'him de skhakh qui n'est pas valide, que cela soit au milieu ou sur le côté.

14. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Pour une petite soucca. Par contre, pour une grande soucca, une substance qui n'est pas valide comme skhakh au milieu la rend [la soucca] non conforme s'il y en a [sur une largeur de] quatre tefa'him. S'il y a moins que cela, elle [la soucca] est valide. Sur le côté, il [le skhakh qui n'est pas valide] rend la soucca non conforme [s'il est placé] sur [une largeur de] quatre coudées. [S'il y en a] moins que cela, elle [la soucca] est valide. Comment [cela s'applique-t-il] ? Une maison dont le centre [du toit] a été ouvert, et dont on a recouvert l'ouverture de skhakh, et de même, une cour entourée par une excèdra, qu'on a recouverte de skhakh, et de même, une grande soucca sur laquelle on a placé une substance qui ne peut pas être utilisée comme skhakh proche de ses murs, [dans tous ces cas précédemment cités,] s'il y a [un écart de] quatre coudées entre le skhakh valide et le mur, elle [la soucca] n'est pas valide. [S'il y a] moins que cela [quatre coudées d'écart], on considère que le mur [de la soucca] est incurvé et que le skhakh qui n'est pas valide fait partie du mur [plutôt que du toit] et elle [la soucca] est valide. Ceci est une loi que Moïse reçue sur le mont Sinaï.

15. Qu'est-ce qu'une petite soucca ? Toute [soucca] qui n'a que [qu'une surface de] sept tefa'him sur sept tefa'him. [Qu'est-ce qui est défini comme] une grande [soucca] ? Celle [la soucca qui est suffisamment large pour qu']il reste [une surface de] sept tefa'him sur sept tefa'him de skhakh valide en plus du skhakh qui n'est pas valide.

16. Si on utilise pour skhakh une substance qui n'est pas valide et une substance qui est valide l'une à côté de l'autre et qu'il n'y a pas trois tefa'him de skhakh qui n'est pas valide, mais moins, cela est valide s'il y a plus de skhakh valide que de skhakh qui n'est pas valide. Et s'il y a exactement la même quantité des deux, elle n'est pas valide, même s'il n'y a pas trois [tefa'him de largeur de skhakh non valide] à un seul endroit ; elle n'est pas valide, parce que le skhakh qui n'est pas valide est considéré comme un endroit ouvert.

17. Si on étend un vêtement au-dessus [du skhakh], ou qu'on l'étend en-dessous du fait de ce [les branches] qui tombe[nt, de manière à les retenir], elle n'est pas valide. Si on l'étend dessus pour l'embellir, elle est valide. Et de même, si dépose du skhakh conformément à la loi, et qu'on l'orne de fruits, de mets délicats et d'ustensiles, qui pendent des murs ou de skhakh, pour l'embellir, elle est valide.

18. Les décorations de la soucca ne réduisent pas sa hauteur, mais elles réduisent sa largeur. Si les décorations de la soucca sont à quatre tefa'him ou plus de son toit, elle [la soucca] n'est pas valide. Car celui qui s'assoit en-dessous n'est pas considéré comme étant en-dessous du skhakh, mais en-dessous de ces décorations, qui sont des aliments et des ustensiles qui ne sont pas valides comme skhakh.

19. Le skhakh qui a des espaces à travers lesquels on peut voir le ciel, si la surface découverte est égale à la surface recouverte, elle [la soucca] n'est pas valide, parce que la surface ensoleillée [à l'intérieur de la soucca] sera plus importante que la surface ombragée. Et tout [skhakh] dont la surface ensoleillée est plus importante que la surface ombragée n'est pas considéré comme du skhakh. Si [la surface occupée par] le skhakh est plus important[e] que la partie ouverte, elle [la soucca] est valide.

20. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Quand il n'y a pas à un seul endroit une partie ouverte de trois tefa'him [de largeur]. Cependant, s'il y a une partie ouverte de trois tefa'him, au milieu ou sur le côté, elle n'est pas valide, sauf si l'on réduit [la partie ouverte] à moins de trois [tefa'him]. Si on la réduit avec quelque chose qui n'est pas valide [comme skhakh] comme des coussins et des couvertures, cela est valide, si la soucca est grande. Mais si la soucca est petite, elle n'est pas valide, à moins qu'on la réduise avec une substance apte à être utilisée comme skhakh. Si la majorité du skhakh [fait que] la surface ombragée est supérieure à la surface ensoleillée, même si une minorité [fait que, dans une petite partie de la soucca,] la surface ensoleillée est supérieure à la surface ombragée, étant donné que la totalité de la surface ombragée est supérieure à la totalité de la surface ensoleillée, elle [la soucca] est valide.

21. Il convient que le skhakh soit fin, pour que l'on puisse voir les grandes étoiles. S'il est épais, comme [le toit d']une maison, même s'il ne laisse pas entrevoir les étoiles, elle [la soucca] est valide. Si le skhakh est inégal, c'est-à-dire qu'une partie est plus haute et une partie est plus basse, cela est valide, sous réserve qu'il n'y ait pas trois tefa'him [d'écart] entre la partie élevée et la partie inférieure. Et si la partie élevée a un téfa'h ou plus de largeur, même si elle haute de plus de trois tefa'him [de la partie inférieure], on considère qu'elle descend et qu'elle touche l'extrémité de la partie inférieure, à condition qu'elle soit alignée avec l'extrémité de la partie inférieure.

22. Si on construit un soucca sur une autre, la [soucca] inférieure n'est pas valide, comme si on l'avait faite dans une maison ; et la [soucca] supérieure est valide. Dans quel cas dit-on que celle [la soucca] qui est inférieure n'est pas valide ? Si la hauteur de l'espace de la [soucca] supérieure est de dix tefa'him ou plus, et que le toit de celle [la soucca] qui est inférieure est assez solide pour tenir les couvertures et les coussins de celle [la soucca] qui est supérieure, même avec difficulté. Par contre, si celle [la soucca] qui est supérieure n'a pas une hauteur de dix [tefa'him] ou s'il [le toit de la soucca inférieur] n'est pas assez solide pour tenir les couvertures et les coussins de celle qui est supérieure, même difficilement, celle qui est inférieure est valide, sous réserve que la hauteur des deux [ensemble] ne dépasse pas vingt coudées, parce que celle [la soucca] qui est inférieure est valide grâce au skhakh de celle [la soucca] qui est supérieure.

23. Si un lit dans la soucca a une hauteur de dix tefa'him, celui qui s'assoit en-dessous ne remplit pas son obligation, parce que cela est considéré comme une soucca dans une soucca. Et de même, un baldaquin [situé dans une soucca et] qui a un toit, même d'un tefa'h, on ne doit pas dormir en-dessous de celui-ci s'il est haut de dix tefa'him. Et de même, si on place quatre piliers et qu'on étend une couverture au-dessus, s'ils sont hauts de dix [tefa'him], cela est considéré comme une soucca à l'intérieur d'une soucca.

24. Par contre, si on étend une couverture sur deux piliers, ou qu'on utilise un baldaquin qui a un toit de moins d'un tefa'h, quel que soit leur hauteur, il est permis de dormir en-dessous dans la soucca, car cela n'est pas considéré comme une soucca à l'intérieur d'une soucca étant donné qu'il n'y a pas de toit.

25. Une soucca empruntée est apte [à être utilisée pendant la fête]. Et de même, une [soucca] volée est valide. Comment [cela s'applique-t-il] ? Si l'on bouscule son prochain, qu'on l'expulse de sa soucca, qu'on la lui vole et qu'on y réside, on remplit son obligation car un terrain ne peut pas être volé . Et [de même,] si on vole des [morceaux de] bois et qu'on construit avec une soucca, on remplit [son obligation], car les sages ont institué qu'un propriétaire de [morceaux de] bois ne possède que la valeur monétaire du bois . Et même s'il vole des planches et les pose sans les attacher ni changer quoi que ce soit, il remplit son obligation. Si on construit sa soucca dans le domaine public, elle est valide.

About the book
Featuring a modern English translation and a commentary that presents a digest of the centuries of Torah scholarship which have been devoted to the study of the Mishneh Torah by Maimonides.
Au sujet de l'éditeur
Moznaim
Moznaim is the publisher of the Nehardaa Shas, a new, state-of-the-art edition of the Talmud and all major commentaries in 20 volumes. Click here to purchase or email the publisher at [email protected]