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Rambam - 3 chapitres par jour

Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Deux, Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Trois, Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Quatre

Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Deux

1. Il faut établir des instituteurs dans chaque pays, dans chaque district, et dans chaque ville. Chaque ville où il n’y a pas d’enfants qui étudient la Torah, on met au ban les habitants de la ville jusqu’à ce qu’ils établissent des instituteurs. S’ils n’établissent pas [d’instituteurs], la ville est détruite, car le monde ne subsiste que par le souffle des enfants qui étudient la Torah.

2. On fait entrer les enfants [à l’école] pour étudier [la Torah] à l’âge de six ou sept ans, selon la santé de l’enfant et sa constitution physique. Avant l’âge de six ans, il ne faut pas le faire entrer [à l’école]. L’instituteur peut frapper [les enfants] pour leur inspirer la crainte, sans [toutefois] les frapper comme un ennemi, avec cruauté. C’est pourquoi, il ne doit pas utiliser à cet effet des fouets ni des bâtons, mais une petite lanière. Il s’assoit et leur enseigne toute la journée, ainsi qu’une partie de la nuit, afin de les éduquer à étudier jour et nuit. Les enfants ne doivent jamais interrompre [leur étude], sauf les veilles de Chabbat et les veilles des fêtes, à la fin de la journée [c'est-à-dire après la mi-journée] et les jours de fête. Le Chabbat, ils n’étudient quelque chose de nouveau, mais révisent ce qu’ils ont déjà étudié. [L’étude des] enfants ne doit jamais être interrompue, même pour la construction du Temple.

3. Un instituteur qui laisse les enfants et sort, ou fait un autre travail en même temps, ou fait preuve d’indolence dans l’enseignement, est visé par [le verset] : « Maudit soit quiconque exécute avec mauvaise foi l’ouvrage de l’Eternel ». C’est pourquoi, il ne convient d’établir comme instituteur qu’un [homme] craignant [D.ieu], doué pour l’enseignement et la précision [des connaissances des élèves].

4. Un [homme] qui n’est pas marié ne doit pas être instituteur, à cause des mères qui viennent pour leurs enfants. De même, une femme ne doit pas être institutrice, du fait des pères qui viennent pour leurs enfants.

5. Vingt-cinq enfants peuvent apprendre avec un seul instituteur. Au-delà de vingt-cinq, jusqu’à quarante [enfants], on place un assistant qui l’aide dans sa fonction. S’il y a plus de quarante [enfants], il faut placer deux instituteurs.

6. On peut faire changer à un enfant d’instituteur [si le second] est plus doué pour l’enseignement ainsi que pour la précision . Dans quel cas cela s’applique-t-il ? S’ils se trouvent tous deux dans la même ville, et ne sont pas séparés par un fleuve. Mais [s’ils sont] dans deux villes différentes ou s’ils sont séparés par un fleuve, même dans la même ville, on n’y emmène l’enfant que s’il y a une structure [c'est-à-dire un pont] solide construite au-dessus du fleuve, une structure qui ne risque pas de s’écrouler rapidement.

7. Si l’un des habitants d’une ruelle, ou même d’une cour, décide de devenir instituteur, ses voisins ne peuvent l’en empêcher [pour la raison que cela trouble leur tranquillité]. De même, si un instituteur voit un collègue ouvrir une école juste à côté de lui, afin de faire venir d’autres enfants, ou afin de prendre [les enfants] du premier, il [le premier] ne peut pas l’en empêcher, comme il est dit : « L’Eternel s’est complu, pour le triomphe de la justice, à rendre sa loi grande et glorieuse ».

Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Trois

1. Les juifs ont été couronnés par trois couronnes : la couronne de la Torah, la couronne de la prêtrise, et la couronne de la royauté. Aaron a acquis la couronne de la prêtrise, comme il est dit : « Lui et sa postérité après lui possèderont, comme gage d’alliance, le sacerdoce à perpétuité ». David a acquis la couronne de la royauté, comme il est dit : « sa postérité durera éternellement, et son trône sera stable devant Moi à l’égal du soleil ». La couronne de la Torah est posée, là, à disposition de tout le peuple juif, comme il est dit : « La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la communauté de Jacob » ; qui désire peut venir la prendre. Peut-être penserais-tu que les [deux autres] couronnes sont plus grandes que la couronne de la Torah ? Il est dit : « Par moi règnent les rois, et les princes fondent des lois de justice », tu apprends donc que la couronne de la Torah est plus grande que les deux [autres].

2. Les sages ont dit : « Un mamzer érudit a priorité sur un grand prêtre ignorant », car il est dit : « elle est plus précieuse que les perles (pninim) » [texte qui, par un jeu de mots, peut être interprété de la façon suivante : elle est plus précieuse] que le grand prêtre qui entre dans [la pièce] la plus intérieure (lifnei velifnim) [le Saint des saints, le jour de Kippour].

3. Il n’est pas de mitsva qui équivaille à l’étude de la Torah ; l’étude de la Torah équivaut à tous les commandements, car l’étude conduit à l’action. C’est pourquoi, l’étude a toujours priorité sur l’action.

4. Si on a l’opportunité d’accomplir une mitsva ou d’étudier la Torah, [la règle suivante est appliquée :] si la mitsva peut être accomplie par d’autres, on ne doit pas interrompre son étude. Dans le cas contraire, on accomplit la mitsva et on retourne à son étude.

5. L’homme est tout d’abord jugé [dans l’au-delà] sur son étude, et ensuite, sur le reste de ses actions. C’est pourquoi, les sages ont dit : un homme doit toujours s’investir dans la Torah, pour elle-même [la Torah] ou [motivé] par d’autres [considérations personnelles], car [cette étude] motivée par une autre intention conduira à [l’étude] pour [la Torah] même.

6. Celui qui a cœur d’accomplir ce commandement comme il se doit et d’être couronné par la couronne de la Torah ne doit pas en détourner son esprit et [se méprendre en] pensant qu’il acquerra la Torah en même temps que la richesse et les honneurs. Tel est le chemin de la Torah : Mange du pain avec du sel, bois de l’eau avec une petite mesure, dors par terre, vis une vie difficile et peine dans la Torah. Il ne t’incombe pas d’achever la tâche, mais tu n’as pas non plus le droit de t’en dispenser. Si tu as appris beaucoup de Torah, tu as gagné une grande récompense, et la récompense est proportionnelle à la peine.

7. Peut-être pourrais-tu dire : « Une fois que j’aurai accumulé de l’argent, je retournerai à mon étude », « Une fois que j’aurai acquis ce dont j’ai besoin et que je serai libre de mes affaires, je reprendrai mon étude », si une telle pensée te monte à l’esprit, tu n’obtiendras jamais la couronne de la Torah. Plutôt, fais de la Torah ton occupation fixe, et de ton travail [une occupation] secondaire, et ne dis pas : « Quand j’aurais du temps, j’étudierai », car peut-être n’auras-tu jamais le temps.

8. Il est dit dans la Torah : « elle [la Torah] n’est pas dans le ciel, et elle n’est pas de l’autre côté de la mer ». « Elle n’est pas dans le ciel » signifie, elle n’est pas présente chez les arrogants, ni chez ceux [les marchands] qui voyagent par-delà la mer. C’est pourquoi, les sages ont dit : « Celui qui fait beaucoup d’affaires ne peut pas devenir un sage ». Les sages nous ont ainsi exhortés : « Réduis tes occupations professionnelles, et investis-toi dans la Torah ».

9. Les paroles de la Torah sont comparées à l’eau, comme il est dit : « Ah, vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau » ; cela nous enseigne que tout comme l’eau ne s’accumule pas sur une pente, mais s’écoule et s’accumule dans un creux, ainsi, les paroles de la Torah ne sont pas présentes chez les arrogants, ni dans le cœur des gens hautains, mais chez celui dont l’esprit est contrit et humble, qui s’assoit dans la poussière aux pieds des sages, et débarrasse son cœur de tous les désirs et plaisirs temporels, consacre peu de temps de sa journée à un travail pour assurer sa subsistance – s’il n’a pas [autrement] de quoi manger – et se dévoue le reste du jour et la nuit à la Torah.

10. Qui aspire à se consacrer à [l’étude de] la Torah sans travailler, pourvoyant [à ses besoins] de la charité, profane le nom [de D.ieu], rabaisse la Torah et éteint la lumière de la foi. Il se cause du mal à lui-même, et perd la vie du monde futur, car il est défendu de profiter des paroles de la Torah en ce monde. Les sages ont dit : « Qui tire profit des paroles de la Torah perd sa vie dans le monde ». Ils ont également ordonné : « N’en fais pas une couronne pour te glorifier, ni une hache pour couper ». Ils ont également ordonné : « Aime le travail, hais le pouvoir ». Toute [étude de la] Torah qui n’est pas accompagnée d’un travail finira par être anéantie et conduira au péché ». Une telle personne finira par voler les autres.

11. Grande est la qualité de celui qui subvient à ses besoins de l’œuvre de ses mains, c’est là le trait des pieux d’antan, par lequel il méritera tous les honneurs et bienfaits dans ce monde et dans le monde futur, comme il est dit : « Tu mangeras le produit de ton travail, tu seras heureux, et tu auras le bien ». « Tu seras heureux » en ce monde, « et tu auras le bien » dans le monde où tout ne sera que bien.

12. Les paroles de la Torah ne demeurent pas chez une personne qui [étudie] avec nonchalance, ni chez ceux qui étudient au milieu des plaisirs, de la nourriture et de la boisson, mais seulement chez celui qui s’y sacrifie, et exténue son corps continuellement, ne laisse pas de sommeil à ses yeux, et de repos à ses paupières. Les sages ont dit, allusivement [à propos du verset :] « Voici la Torah, un mort qui mourra dans une tente […] », la Torah ne demeure que chez celui qui se sacrifie dans les tentes de la sagesse. De même, [le roi] Salomon dit dans sa sagesse : « Tu faiblis au cours de la détresse : c’est que ta force est faible ». Il dit aussi : « En même temps, ma sagesse me restait », [verset qui peut être interprété de la manière suivante :] la sagesse que j’ai apprise par la colère [quand mon maître m’a réprimandé] m’est restée. Les sages ont dit : « Une alliance a été conclue, que quiconque tâche dans son étude à la synagogue n’oubliera pas rapidement [ce qu’il a appris] ». Celui qui peine discrètement dans son étude deviendra sage, comme il est dit : « la sagesse est avec les humbles ». Celui qui étudie à voix haute, son étude subsiste. Mais celui qui étudie à voix basse oublie rapidement.

13. Bien qu’il soit une mitsva d’étudier jour et nuit, l’homme acquiert la majeure partie de sa sagesse la nuit uniquement. C’est pourquoi, celui qui désire acquérir la couronne de la Torah doit prêter attention à toutes ses nuits, et ne pas en perdre une seule par le sommeil, la nourriture et la boisson, les conversations ou ce qui est semblable, mais [consacrer chacune à] l’étude de la Torah et aux paroles de sagesse. Les sages ont dit : « Le chant de la Torah n’est [entendu] que la nuit, comme il est dit : “Lève-toi, pousse des cris la nuit” ». Qui s’investit dans [l’étude de] la Torah la nuit, un fil de Grâce [divine] s’étend sur lui le jour, comme il est dit : « Puisse l’Eternel chaque jour mettre sa grâce en œuvre ! Que la nuit, un cantique en Son honneur soit sur mes lèvres, ma prière au D.ieu vivant ». Toute maison où les paroles de Torah ne raisonnent pas la nuit sera dévorée par le feu, comme il est dit : « Tous les noirs désastres menacent les trésors qu’il a amassés ; un feu que personne n’a attisé le consume ». « Car c’est la parole de l’Eternel qu’il a méprisé », cela fait référence à celui qui fait fi des paroles de la Torah. Et de même, celui qui a la possibilité d’étudier la Torah et ne le fait pas, ou étudie la Loi Écrite et la Loi Orale et se détourne vers les vanités, abandonnant son étude et y renonçant, fait partie de « ceux qui méprisent la parole de l’Eternel ». Les sages ont dit : « Qui délaisse l’étude de la Torah dans la richesse finira par la délaisser dans la pauvreté, et qui accomplit la Torah dans la pauvreté finira par l’accomplir dans la richesse ». Cette idée est explicitement exprimée dans la Torah : « Et parce que tu n’auras pas servi l’Eternel ton D.ieu, avec joie et contentement de cœur, au sein de l’abondance, tu serviras tes ennemis », et il est dit : « afin de t’affliger… pour te faire du bien à la fin ».

Lois relatives à l'étude de la Torah : Chapitre Quatre

1. On n’enseigne la Torah qu’à un disciple convenable, de comportement élégant, ou à une personne dont on ignore [la conduite]. Toutefois, [un élève] qui marche dans un mauvais chemin, on le ramène [tout d’abord] vers le bien, et on le conduit dans le droit chemin. On enquête à son sujet [pour vérifier qu’il a effectivement regagné le droit chemin], puis, on le fait entrer dans la maison d’étude, pour lui enseigner [la Torah]. Les sages ont dit : « Celui qui enseigne à un disciple indigne est considéré comme s’il jetait une pierre à Mercure, comme il est dit : « Autant fixer une pierre dans la fronde que de décerner des honneurs au sot » ; il n’est d’autre honneur que la Torah, comme il est dit : « L’honneur sera le lot des sages ». Et de même, un maître qui ne marche pas dans le droit chemin, bien qu’il soit un grand sage, et que tout le peuple ait besoin de lui, on ne doit pas apprendre de lui jusqu’à ce qu’il revienne vers le bien, comme il est dit : « C’est que les lèvres du cohen doivent conserver la connaissance ; c’est de sa bouche qu’on réclame la Torah, car il est un messager de l’Eternel ». Les sages ont dit : « Si le maître ressemble à un messager de D.ieu, on doit rechercher la Torah chez lui. Dans le cas contraire, on ne doit pas rechercher la Torah chez lui ».

2. Comment enseigne-t-on [aux disciples] ? Le maître s’assoit à la tête, et les disciples sont [assis] autour de lui, de sorte qu’ils puissent tous voir le maître et écouter ses paroles. Le maître ne doit pas siéger sur un siège alors que ses élèves sont assis sur le sol. Plutôt, tous sont assis sur le sol, ou tous sont [assis] sur des sièges. Autrefois, le maître était assis et les élèves debout, mais avant la destruction du second Temple, tous ont pris l’habitude d’enseigner à leurs disciples assis.

3. Il [le maître] peut enseigner personnellement à ses élèves. S’il enseigne au moyen d’un interprète, l’interprète se tient entre lui et les disciples ; le maître parle à l’interprète, et l’interprète fait entendre [ce que dit le maître] à tous les disciples. Lorsqu’ils [les disciples] posent des questions à l’interprète, celui-ci interroge le maître. Le maître répond alors à l’interprète, et ce dernier, à celui qui a posé la question. Le maître ne doit pas élever la voix plus que l’interprète, et l’interprète, lorsqu’il interroge le maître, ne doit pas élever la voix plus que le maître. L’interprète n’a le droit ni de diminuer ni d’ajouter, ni de modifier [les paroles du maître], à moins que l’interprète soit son père ou son maître. Si le maître dit à l’interprète : « Voici ce que m’a dit mon maître » ou « Voici ce que m’a dit mon père et maître », lorsque l’interprète transmet les paroles aux élèves, il parle au nom du sage, et mentionne le nom du père ou maître du maître, et dit : « Voici ce qu’a dit maître untel », bien que le maître n’ait pas mentionné le nom du sage, car il est défendu de se référer à son maître ou à son père par son nom.

4. Lorsque le maître prodigue son enseignement [à ses élèves], il ne doit pas se mettre en colère contre eux ; plutôt, il recommence et répète [l’enseignement] même plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils comprennent la profondeur de la loi. De même, l’élève ne doit pas dire : « J’ai compris » alors qu’il n’a pas compris, mais il doit poser des questions même plusieurs fois. Si le maître se met en colère contre lui, il doit lui dire : « Maître, c’est la Torah, j’ai besoin d’étudier, et mon esprit est étroit ».

5. L’élève ne doit pas avoir honte du fait que ses amis qui ont compris la première ou la seconde fois alors que lui n’a compris qu’au bout de plusieurs fois. Car s’il en conçoit de la honte, il entrera et sortira de la maison d’étude sans n’avoir rien appris. C’est pourquoi, les sages d’antan ont dit : « Le timide n’apprend pas et l’irascible n’enseigne pas ». Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Si les disciples ne comprennent pas [le sujet] du fait de sa profondeur ou du fait de leur esprit étroit. Mais si le maître remarque que leur lacune est due à de la paresse et un relâchement dans leur étude, il se doit de se mettre en colère contre eux et de les humilier par des paroles, afin d’éveiller [leur concentration]. C’est à ce sujet que les sages ont dit : « Inspire la crainte aux disciples ». C’est pourquoi, il ne convient pas au maître de se conduire avec légèreté devant les disciples, ni de plaisanter en leur présence, ni de manger et boire avec eux, afin qu’ils le craignent, et apprennent rapidement de lui.

6. On n’interroge pas le maître qui entre dans la maison d’étude avant qu’il soit disposé. Un disciple ne doit pas interroger [son maître] quand il entre [dans la maison d’étude] avant de s’être assis et d’avoir repris son calme. Deux personnes ne doivent pas poser une question en même temps. Une question sur un autre thème que le thème étudié ne doit pas lui être soumise, afin qu’il n’ait pas honte [s’il n’a pas la réponse]. Un maître peut tromper ses disciples par ses questions ou par les actes qu’il fait en leur présence afin d’aiguiser [leur esprit] et pour savoir s’ils se souviennent ou non de ce qu’il leur a appris. Inutile de mentionner qu’il a le droit de leur poser une question sur un autre sujet que le sujet étudié afin d’éveiller leur attention.

7. On ne doit pas poser une question debout, ni répondre à une question debout, ni en hauteur, ni de loin, ni de derrière les anciens. On ne doit interroger le maître que sur le sujet étudié [et non sur un autre sujet dans le même thème], dans la crainte, et pas plus de trois lois par sujet.

8. Si deux [disciples] posent [chacun] une question, l’un [pose une question] pertinente et l’autre non, on prend en prête attention [à la question] pertinente. [Si l’un pose une question] pratique et [l’autre une question] théorique, on s’intéresse [tout d’abord à la question] pratique. [Si l’un pose une question sur] une loi [transmise à Moïse sur le Sinaï et l’autre une question sur] un Midrach, on s’intéresse [en premier lieu sur la question de] la loi [transmise à Moïse sur le Sinaï]. [Si l’un pose une question sur] un Midrach [et l’autre une question sur] une Agada , on se tourne [en premier lieu vers la question qui concerne] le Midrach. [Si l’un pose une question sur] une Agada [et l’autre une question sur le raisonnement par] « a fortiori » [l’une des treize règles d’herméneutique], on se tourne [vers la question qui traite du raisonnement par] « a fortiori ». [Si l’un pose une question sur un raisonnement par] « a fortiori » [et l’autre une question sur un raisonnement par] analogie [de termes, une autre règle d’herméneutique, on prête attention à la question qui traite du raisonnement par] « a fortiori ». Si deux personnes – l’un un sage et l’autre un disciple – posent une question, on répond au sage [en priorité]. Si un disciple et un ignorant [posent tous deux une question], on répond au disciple [en premier lieu]. Si tous deux sont des sages, tous deux des disciples, ou tous deux des ignorants, ou si tous deux posent des questions liées à deux lois [enseignées à Moïse sur le Sinaï], tous deux proposent de répondre [au sujet traité], ou tous deux posent des questions pratiques, l’interprète a le droit [de donner priorité à celui qu’il désire].

9. On ne dort pas dans la maison d’étude. Qui somnole dans la maison d’étude, sa sagesse se déchire en morceaux. De même, Salomon dit dans sa sagesse : « Le goût du sommeil réduit à se couvrir de haillons ». On ne tient dans la maison d’étude que des paroles de Torah. Même quand quelqu’un éternue, on ne lui dit pas : « À ta] guérison ! » et inutile de mentionner [qu’on ne dit] pas d’autres choses. La sainteté de la maison d’étude est supérieure à celle de la synagogue.

La Paracha
Parachat Vaet'hanane
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